Anthénea où l’avènement d’un nouveau concept hôtelier flottant

Hébergement
Jacques-Antoine Cesbron et son épouse commercialisent "habitat du futur" Anthénea.

C’est une soucoupe volante toute blanche posée sur le bleu de la mer. Sa modularité et son côté totalement personnalisable en font une acquisition idéale pour donner vie aux projets les plus séduisants. Comme par exemple une suite d’hôtel ou un restaurant flottant. Un produit 100% breton, éco-responsable et nomade, qui se présente comme « l’habitat du troisième millénaire ».

 

 

Tout commence par un film. « L’espion qui m’aimait » sorti en 1977 est le 10ème opus de la série des James Bond. En voyant le célèbre espion voguer en charmante compagnie dans une capsule flottante, l’architecte naval Jean-Michel Ducancelle a comme un déclic. Lui qui est convaincu qu’une nouvelle forme d’habitat pouvant répondre aux enjeux environnementaux (montée des eaux, urbanisation du littoral…) est possible voit à travers ce film matière à nourrir son projet.

 

Mûrissant sa réflexion, Jean-Michel Ducantelle rencontre en 2011 l’entrepreneur breton Jacques-Antoine Cesbron. Le début d’une collaboration décisive qui aboutira à l’avènement d’Anthénea, « alcôve posée sur la mer ».

 

 

Désormais commercialisable, la soucoupe volante, basée à Trébeurden dans les Côtes d’Armor, ouvre ses portes aux professionnels jusqu’à jeudi. Anthénea se définit donc comme « un habitat flottant circulaire conçu pour se fondre dans tous les environnements naturels (mers, criques, lacs, étangs, marais…) ». Sa surface est de 50 m2 peut héberger jusqu’à 6 personnes. Mais Anthénea est modulable et disponible dans des versions pouvant atteindre jusqu’à 150 m2. Sa mobilité est facilitée par deux moteurs à propulsion électrique mais cet habitat est énergétiquement autonome. Son intérieur ultra design invite à la contemplation et à vivre une expérience à 360°. Une large fenêtre et un accès intérieur sous-marin facilite l’exploration des fonds.

 

 

« Ce sont surtout les hôteliers qui nous intéressent, ceux qui voudraient par exemple s’adjoindre un équipement supplémentaire » souligne Jacques-Antoine Cesbron qui ambitionne de « vendre 30 modules d’ici trois ans » mais qui est prêt à « donner l’exclusivité à un groupe hôtelier ». La version de base de 50 m2 toute équipée est au prix de 420 000 euros hors taxes. La version vide est quant à elle proposée à 200 000 euros hors taxes. Anthénea peut se décliner au choix en version restauration avec 25 places assises, en version suite luxueuse d’hôtel, ou même en version boîte de nuit. « Son usage n’est en fait limité que par l’imagination de ses acquéreurs » précise Jacques-Antoine Cesbron.

 

Contrairement à un bateau ou une maison, Anthénea ne requiert pas de droit de mouillage ou de permis de construire  et s’affranchit des factures d’eau d’électricité, de gaz ou de fuel. En plus, Anthénea se transporte facilement, d’une seule pièce par cargo, ou en deux parties en convoi exceptionnel routier. « Nous avons fabriqué un bateau pour des terriens » résume Jacques-Antoine Cesbron.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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