Beachcomber consolide ses acquis à l’île Maurice

Hébergement

La fréquentation de l’île stagne.
Le gouvernement pointé du doigt.
La fréquentation des hôtels Beachcomber est calquée sur celle de l’île Maurice. Et quand l’île bénéficie d’un formidable engouement, c’est toute l’hôtellerie mauricienne qui en profite. Comme ce fut le cas entre 1996 et 2000. Mais, depuis trois ans, Maurice tourne au ralenti : de 198 000 Français en 2000 on est passé à seulement 200 000 en 2003. Et les professionnels du tourisme commencent à s’inquiéter. Comme Herbert Couacaud, PDG des hôtels Beachcomber, agacé de voir son île stagner alors que les Maldives concurrentes enregistrent des progressions spectaculaires, passant de 307 500 Européens en 2000 à 383 000 en 2003 ! Elles sont aussi en forte hausse sur le marché français, premier bassin de clientèle de Maurice. En 2000, on ne comptait que 27 500 Français venus séjourner dans l’archipel, et en 2003, leur nombre avait presque doublé. Pour faire face à cette nouvelle situation, les acteurs du tourisme se posent des questions. La concertation entre le gouvernement et les professionnels du tourisme est-elle cohérente ? L’offre aérienne est-elle suffisante ? L’offre hôtelière est-elle adaptée ? Le ministère du Tourisme a-t-il raison de s’orienter vers de nouveaux marchés (indiens et chinois) au détriment d’efforts de promotion sur l’Europe, traditionnel bassin de clientèle à fort pouvoir d’achat ? Il semblerait que les regards se tournent tous vers les pouvoirs publics, seuls capables de fédérer une offre de façon globale et cohérente. En attendant, Beachcomber ne reste pas les bras croisés. « Le Paradis a été refait, notre resort aux Seychelles est ouvert depuis début 2003, et nous consolidons l’existant. » Et même si Herbert Couacaud n’est pas très disert sur ses futurs projets, il a néanmoins confirmé l’achat d’un terrain pour la réalisation d’un second resort sur l’île de Praslin aux Seychelles. Quant à Rodrigues, « aucune réalisation n’y est envisagée pour le moment », « ni aux Maldives » d’ailleurs.
Beachcomber est une affaire de famille. Une famille de planteurs de canne à sucre qui, voulant diversifier ses activités, s’est lancée dans l’hôtellerie en créant le premier Mauritius Hotel à Cure-Pipe, au cœur de l’île. Cet hôtel hébergeait autrefois passagers et équipages des vols long-courriers de l’hémisphère sud, Maurice étant le point de ravitaillement nécessaire pour les liaisons aériennes entre l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui le bâtiment existe toujours et abrite le siège de New Mauritius Hotels Limited, la maison mère de Beachcomber. Le groupe compte huit établissements à Maurice et un aux Seychelles. Soit une offre de 1 856 chambres occupées par 120 500 clients en 2003, dont 27 100 Français. Rappelons enfin que la distribution de Beachcomber en France est réalisée à 90 % par le réseau d’agents de voyages.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *