Eklo veut devenir la marque de référence « lifestyle » de l’hôtellerie économique

Hébergement

Ancien du groupe Accor, Emmanuel Petit, président du groupe Eklo, est parti du principe que l’hôtellerie économique « froide » et « triste » méritait d’être réinventée.

A Bordeaux, rive droite, à quelques stations de tramway du centre-ville, Elko vient d’ouvrir son quatrième établissement, après Lille, Le Havre et Le Mans. Vaisseau-amiral de la chaîne, le siège social d’Eklo est à Bordeaux, l’hôtel a été conçu en suivant les principes voulus par son fondateur, Emmanuel Petit, « économie, écologie, convivialité ». Economie, le prix d’appel est à 40 euros. A celui-ci, les clients peuvent acheter des prestations supplémentaires comme la télévision, le ménage ou le petit-déjeuner. Ecologie, Eklo, par exemple, a prévu de s’installer à Toulouse au sein de l’écoquartier de la Cartoucherie « Dès la construction, nous pensons consommation d’énergie, consommation d’eau et nous mettons en place des partenariats avec des start-ups comme MéGO! qui transforme des mégots de cigarettes pour construire du mobilier urbain ». Convivial, ensuite. A Bordeaux, « les lieux de vie, ouverts et protéiformes, s’articulent autour d’un accueil central et d’un bar. Ils combinent des assises aux typologies variées, une grande table d’hôte, un canapé Chesterfield géant, un baby-foot et un flipper vintage ainsi qu’une cuisine client et une cuisine professionnelle. Le design favorise le croisement de scenarii de vie, rendant l’espace commun vivant et animé toute la journée ».

Tous les établissements  Eklo possèdent des dortoirs, dont l’un réservé aux filles, ce qui leur confèrent un aspect « auberge de jeunesse ».

Le tout doit permettre, selon Emmanuel Petit, de faire d’Eklo « la marque de référence « lifestyle » de l’hôtellerie économique ». Eklo prévoit de posséder dix hôtels d’ici 2021, 40 dans dix ans. Prochaines ouvertures : Clermont-Ferrand, Toulouse, Marne-la-Vallée, Roissy, Lyon et Toulon.

Emmanuel Petit reconnait que Booking a été un « formidable outil » pour se faire connaître, « une vraie force ». Il ajoute, « à nous ensuite de convaincre nos clients de passer directement sur notre site, ce qui leur reviendra moins cher ». Quant à Airbnb, ce n’est pas vraiment un concurrent, « on aura toujours besoin de services hôteliers » mais plutôt un partenaire « c’est un OTA comme les autres, nous pouvons l’utiliser comme canal de distribution ».

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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