Face aux attaques, la centrale hôtelière Booking.com se défend point par point

Alors que Booking.com doit affronter en France une fronde de la part des hôteliers et du gouvernement, la centrale hôtelière répond point par point aux attaques et idées reçues.Première mise au point, déjà : " Le site n’induit pas les consommateurs en erreur". Il indique "qu'il n’y a plus de chambre disponible pour cet hôtel sur son site" et "n'a jamais utilisé la mention "hôtel complet". Surtout, "les partenaires" sont "totalement libres d’indiquer le nombre de chambres qu’ils souhaitent mettre à leur disposition sur la plateforme et de l’adapter à tout moment". Pour les prix, "la parité tarifaire n’empêche pas les hôtels d’entretenir des relations privilégiées avec leurs clients directs, en leur réservant des prix plus attractifs dans le cadre de programme de fidélité. De même, un client ayant réservé deux nuitées par le biais de Booking.com peut très bien se voir proposer une 3e nuit à moins 50% en direct par l’hôtelier, sans que cela regarde Booking.com". Mais, "conformément aux règles relatives à la vie privée et à la protection des données personnelles, Booking.com protège les consommateurs de l’exploitation non autorisée des données personnelles qui lui sont confiées". Autrement dit, un client Booking reste un client Booking. Par ailleurs, la centrale précise "n''avoir n’a aucun intérêt à rompre un contrat avec un partenaire et, en pratique, privilégie toujours le dialogue, à travers ses 150 chargés de compte présents sur le territoire français". Autre mise au point : " Le taux généralement appliqué "est celui de 15%", "et non 30%". Le "taux de 17% correspond aux hébergements optant pour le statut d’établissement "préféré" ou à ceux présents dans les 50 plus grandes villes de France. Ces deux taux n’ont pas bougé depuis 2008". Enfin, Booking précise qu'il n'est pas en "situation de position dominante" mais qu'il opère "sur un marché particulièrement concurrentiel et fragmenté". Il "n’est pas inutile de rappeler que les établissements partenaires de Booking.com ne signent aucune clause d’exclusivité". Enfin, Booking.com "n’est ni une agence de voyages traditionnelle ni un guide touristique, et n’a pas vocation à sélectionner arbitrairement les hôtels qui ont recours à ses services". C’est "la communauté de consommateurs qui joue ce rôle de sélection à travers la publication de ses avis sur le site de Booking.com".

Vos réactions (2)

  1. Réceptionniste dans un hôtel de chaîne, je tiens à préciser qu’effectivement, les chambres que nous mettons à disposition sur les sites comme booking.com dépendent exclusivement de notre bon vouloir ! En effet, si l’établissement est relativement vide (en week-end, le dimanche soir…) nous choisissons le nombre de chambre que nous laissons au site à un tarif préférentiel, le reste des chambres pouvant bien sûr rester inoccupé, ce qui bien sûr peut déstabiliser le client, mais c’est ainsi que cela fonctionne !
    Donc tout dépend de la politique de l’hôtel : remplir à tout prix, ou refuser de brader ses chambres, au risque d’avoir un établissement désespérément vide !

  2. Quelle hypocrisie!!!Les hoteliers sont libres de signer des accords avec les OTA et libres aussi d’établir leur tarif. Je pense qu’il serait effectivement temps d’organiser une table ronde sur ce sujet car il n »est pas dans l’interêt des hoteliers de se priver des ventes des OTA.

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