Gilets Jaunes : les taux d’occupation sont en chute libre dans l’hôtellerie

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L’hôtellerie française est particulièrement touchée par le mouvement des gilets jaunes. Selon Roland Héguy, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), « à minima, ceux qui s’en sortent le mieux voient leurs taux d’occupation chuter de 25% et les plus touchés de 40%…

 

« L’impact des gilets jaunes sur l’hôtellerie française est terrible » explique Roland Héguy, « tous les groupes ont annulé leurs venues pour les fêtes de fin d’année et aujourd’hui, toutes les réservations se sont complètement figées ». Ce constat n’épargne aucune région.

C’est d’autant plus catastrophique qu’après les trois années chaotiques qui ont suivi les attentats de 2015, l’hôtellerie reprenait des couleurs pour la première fois cette année. 2018 s’annonçait même jusqu’à fin septembre comme « exceptionnelle ». « De profondes traces vont rester en 2019 » anticipe déjà le président de l’Umih. Il rappelle qu’après les attentats « un énorme travail commun » avait été fait par le Quai d’Orsay, Atout France et les professionnels pour relancer le tourisme en France… « Mais là, il faut repartir à zéro, il faudra à nouveau labourer le terrain. Et pour rétablir l’attractivité de la France, ça va être très compliqué ».

Comme beaucoup, il a été impressionné par « cette addition de violence aveugle et de barbarie ». Car même si « ils ne veulent pas l’admettre les gilets jaunes se sont fait complètement déborder… »

En tout cas, les images du spectacle qu’ils donnent et qui passent en boucle dans le monde entier ne vont pas donner envie aux étrangers de venir en France. Et Paris n’est pas la seule ville touchée car « les gilets jaunes ont manifesté violemment sur tout le territoire ».

Pour Roland Héguy, « maintenant qu’on a joué les prolongations, il est temps de siffler la fin de la partie » car « il ne faut pas oublier que derrière l’entreprise, il y a des salariés… ». Ce sont, comme toujours, « les entreprises les plus fragiles qui vont le plus déguster » prévient-il, même si ‘Umih et Bercy ont déjà prévu des aides financières pour les plus touchés. Mais ça ne suffira certainement pas.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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