La richesse du site d’Angkor attire de nombreux hôteliers

« Les hôtels y poussent comme des champignons. » Marie Giuge, directrice des ventes et du marketing du groupe Victoria Hotels & Resorts, évoque ici la ville de Siem Reap au Cambodge, distante seulement de huit kilomètres du magnifique site d’Angkor, officiellement déminé depuis trois mois. Car depuis quelques années, l’offre hôtelière est en pleine expansion à Siem Reap. Et c’est peu dire. En cinq ans, Pansea, Sofitel et Raffles se sont implantés puis la chaîne Victoria a ouvert une unité de 120 chambres en décembre dernier alors que c’était la très basse saison… Avec un taux d’occupation de 40 % au mois d’août (le meilleur mois depuis l’ouverture), l’hôtel Victoria Angkor a d’abord séduit une clientèle de Japonais, d’Américains et d’Australiens. Mais à partir du mois de novembre prochain, la situation devrait évoluer sur le marché français. Jusque-là uniquement programmé dans la brochure d’Asia et représenté par un croquis, l’établissement sera intégré aux productions de Voyageurs du Monde, Kuoni, Maison de l’Indochine et la Compagnie de l’Extrême-Orient. En parallèle, un premier éductour avec des agences de voyages françaises aura lieu courant octobre. Aujourd’hui, c’est au tour du groupe Le Méridien de fouler le sol angkorien. 223 chambres, dont une grande suite de 116 m2, une piscine, deux restaurants l’un de style asiatique, l’autre de style italien, quatre bars, un club de fitness et un Spa sont proposés à la clientèle qui bénéficie d’un tarif d’ouverture à partir de 130 euros la nuit en chambre supérieure jusqu’au 3 novembre 2004. D’autre part, une multitude de petits et grands hôtels cambodgiens ouvrent tout au long de l’année. Et là, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Le Cambodge, destination de routard, réussira-t-il à transformer son image pour miser sur une clientèle haut de gamme ?

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