Les hôteliers de la Côte d’Azur manquent de visibilité cet été

Le démarrage de la saison est mou.
Le locatif est également touché.
Depuis quelques mois déjà, la tendance de l’an dernier semble se répéter. Les professionnels de la région Paca affichent un visage inquiet et interrogateur sur les perspectives de fréquentation de l’été. 2003 n’était déjà pas brillant. Le RevPar des établissements haut de gamme s’élevait à 71 euros contre 80 euros durant l’été 2002 et parmi l’ensemble des régions de France, Paca se distinguait en détenant le record de baisse de fréquentation sur l’année avec une chute de 7 %. Pour l’été 2004 la situation ne tend pas à s’améliorer. « La saison ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Elle ne devrait pas décoller avant le week-end du 14 juillet. Bref, on travaille à vue », regrette Jean-Robert Houët, président du Club des hôteliers du Mentonnais. Son analyse corrobore celle de Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers de Nice : « On est sur des pilotages à très court terme. La situation n’est pas dramatique mais demande des remises en question et des ajustements ». A quel niveau ? L’offre, abondante, ne semble pas être le point faible de la région, qui a accueilli en début d’année un Palais de la Méditerranée flambant neuf. Les investissements engagés par certains hôteliers pour rénover leurs établissements témoignent également de leur volonté d’apporter un nouveau souffle. En revanche, un euro fort, la baisse du budget de promotion des acteurs institutionnels comme les offices de tourisme, et l’attrait de nouvelles destinations pourraient contribuer à ce fléchissement. Selon les projections de Michel Tschann, le taux de réservations en juillet atteindrait près de 70 % pour les hôtels 2 étoiles et 60 % pour les 4 étoiles. En août, le taux de remplissage friserait en revanche les 80 % pour les 3 étoiles. D’autre part, ce manque d’engouement pour la région ne touche pas uniquement l’hôtellerie traditionnelle. Dans les Alpes-Maritimes, les locations saisonnières ont fléchi de 20 % par rapport à 2003 et le taux d’occupation des résidences de tourisme devrait également marquer le pas.

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