Les hôteliers français ont perdu 100 millions d’euros à cause des grèves

Hébergement

Une étude de MKG faite au lendemain du 13e épisode de grève à la SNCF sur l’analyse des taux d’occupation montre que la perte de fréquentation est assez homogène sur l’ensemble du territoire.

 

Ainsi, la différence observée, sur les mois d’avril et mai entre les jours de grève et les jours de non-grèves, est comprise entre 2 et 4 points (2,4 points pour la Province, 3,1 points pour l’Ile-de-France et 4,4 points pour Paris Intra-muros). La conséquence de ces jours de grève est un net ralentissement de l’activité, alors que depuis le début de l’année, les hôteliers constataient une nette amélioration de leurs performances (notamment à Paris et en Ile-de-France).

 

Au final, sur les deux mois impactés par la grève, la fréquentation sur le marché hôtelier français est stable (+0,3 point), alors que sur le premier trimestre de l’année, elle progressait de plus de 2 points. Toutefois, en Province, l’impact des grèves est très différent selon le territoire. Les régions étant fortement dépendantes des transports ferroviaires enregistrent des baisses de fréquentation plus importantes que celles où le train n’est pas forcément le moyen de transport privilégié pour les déplacements.

 

Ainsi au classement des régions ayant enregistré le différentiel le plus important entre jours de grève et jours de non grève, la région Grand-Est arrive en tête avec un différentiel de plus de 4 points. Viennent ensuite les régions Hauts-de-France et Normandie qui affichent un différentiel respectif de 3,9 points et de 3,7 points. L’Ile-de-France, qui affichait une fréquentation record sur le premier trimestre, montre un net ralentissement sur avril et mai avec un différentiel de 3,6 points. Les régions PACA, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, destinations privilégiées des Français à l’occasion des vacances de Pâques ou des ponts du mois de mai, ont, pour leur part, fortement été impactées durant les week-ends.

 

Sur les mois d’avril et de mai, on estime le manque à gagner pour l’ensemble de la profession à plus de 100 millions d’euros. Si le conflit était amené à durer jusqu’à l’été, cela pourrait avoir des conséquences encore plus importantes notamment pour les hôteliers situés sur le littoral français et dans les zones très touristiques et ternirait ainsi encore plus l’image du secteur touristique français pour les clientèles internationales.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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