Location de vacances : une règlementation trop lourde ?

Lors des Assises de la location de vacances qui se sont tenues jeudi à Paris, les professionnels du secteur réclament « un cadre réglementaire équilibré pour le secteur, afin d’accompagner son développement et ne pas freiner son important potentiel économique ».

Une source indéniable de croissance

Timothée de Roux, président de l’Union nationale pour la promotion de la location de vacances (UNPLV) et directeur général d’Abritel-HomeAway, a tenu à mettre en garde le gouvernement « vis-à-vis d’une posture qui viserait uniquement à réglementer notre activité, alors qu’il est important au contraire de la valoriser et de la promouvoir, car elle représente une source indéniable de croissance. Il est important d’éviter de créer des barrières qui n’existeraient pas ou de décourager les Français qui contribuent à la croissance française en accueillant chez eux des millions de touristes chaque année. De nombreuses réglementations ont été adoptées depuis ces trois dernières années, à l’instar du numéro d’enregistrement, qui n’ont, pour certaines d’entre elles, pas encore été mises en œuvres. Avant de surenchérir et d’alourdir ce « millefeuille réglementaire », prenons le temps d’intégrer et d’évaluer ces dispositifs, pour qu’ils ne compromettent pas une source indéniable de croissance pour le tourisme français ».

Plus de 2 vacanciers sur 5 ont opté pour la location de vacances

Selon une étude Phocuswright, le marché européen de la location de résidences de vacances était évalué à 25,8 milliards d’euros en 2010, à 33,9 milliards en 2015 et à plus de 45 milliards en 2020 !

En 2015, ce sont plus de 2 vacanciers sur 5 en France qui ont opté pour la location de vacances. Les Européens accordent une place importante à la location touristique à l’étranger, la France étant bien placée pour capter ces touristes : si les Français louent majoritairement en France, les Allemands et les Anglais par exemple préfèrent pour 62% et 58% d’entre eux louer à l’étranger plutôt que dans leur propre pays. Les Anglais, les Espagnols et les Italiens placent la France parmi les deux principales destinations qu’ils privilégient lorsqu’ils optent pour une location de vacances.

Le numérique, un formidable levier de croissance pour le secteur

La location de vacances a parfaitement su prendre le virage du numérique au cours de ces dernières années, avec notamment l’avènement des plateformes Internet (Abritel-HomeAway, Airbnb, Leboncoin, Tripadvisor …) qui connaissent un important succès. La transition digitale est déjà bien engagée dans ce secteur, plus de 8 Européens sur 10 utilisant un canal numérique pour rechercher leur location de vacances. En 10 ans, la part du numérique dans l’offre de location de vacances a plus que triplé : les plateformes généraient 21% du revenu du secteur en 2010, 41% en 2015 et, selon les projections, 68% de l’offre en 2020.

Un dialogue constant avec les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs

L’UNPLV rassemble les principaux acteurs de la location de vacances : Abritel-HomeAway, Airbnb, CléVacances, Groupe SeLogerVacances, Leboncoin.fr, Tripadvisor, InterHome, Homerez, La France du Nord au Sud, le Syndicat des professionnels de la location meublée, Poplidays, Homelidays, offices de tourisme de France et Morning Croissant. L’UNPLV promeut un dialogue constant avec les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs dans le but d’alimenter la réflexion sur un secteur en plein développement, et de favoriser un cadre réglementaire équilibré, clair et applicable par tous.

Vos réactions (4)

  1. Il faudrait déjà que les locations ne commencent pas automatiquement un Samedi pendants les grandes vacances, voir même les autres vacances. Si quelqu’un veut louer pendant 10 jours un bien en été c’est impossible. Pourquoi la location ne commencerait pas le jour ou le client le décide ?

    1. Bonjour joselito,

      C’est en été que l’essentielle des revenus des loueurs de meublés se fait. Il est donc difficile financièrement de louer en décaler car nous perdons systématiquement le revenu de la semaine suivante . Pour exemple cet été nous avons louer notre gîte 6 semaines seulement (juillet très mauvais cette année).
      Par contre, le reste de l’année nous louons aux dates du clients.
      Hors saison notre gite, qui est prévu pour 8 personnes, peut se louer en version 4 personnes ou même en chambres d’hôtes, sans obligation du samedi comme jour d’arrivée.

      Comme de nombreux loueurs de meublés de tourisme, nous sommes à l’écoute de notre clientèle et nous nous efforçons de nous adapter aux demandes, mais nous devons également disposer d’un minimum de rentabilité afin de maintenir notre activité. A titre d’information un loueur de meublé de tourisme gagne en moyenne
      8 000 euros annuelle auquel il faut déduire tous les frais d’exploitation (eau, élec, maintenance, taxe foncière, CSG…)
      Pour beaucoup le résultat net est inférieur à 5 000 euros pour un investissement très important et impossible à amortir. C’est pourquoi vous trouverez majoritairement des propriétaires à la retraite qui arrondissent leur fin de mois en vous recevant chez eux à bras ouvert dans l’esprit de la convivialité et du partage.
      En espérant que ces quelques explications aient répondu à vos interrogations.
      Cordialement
      Jean Pierre Pernot
      Gite Braunis

  2. En réponse à « Joselito  » : dans nos 2 locations situées en Guadeloupe, nous acceptons les vacanciers n’importe quel jour de la semaine, en fonction de leur arrivée par avion.
    C’est sûr que c’est un peu plus contriagant, et cela génère des « trous » dans notre calendrier, mais il faut savoir s’adapter face à la clientèle

  3. France : la loi Hoguet régit les ‘vrais‘ professionnels de l’immobiliers de Vacances.
    Paris 80.000 logements Air B&B + Abritel et les autres. Soit plus d’1 appartement sur 22 qui ne paie ni taxe de séjour, ni autres taxes et impôts associés au commerce de l’hébergement touristique… Sans création d’emplois.
    Mme Hidalgo augmente les impôts et taxes et, lors de ses campagnes électorales dénonce les faibles salaires des employés déclarés dans le tourisme.
    Dans le même temps, Berlin interdit les OTA sur son territoire.
    Et ne candidate pas à une exposition Universelle… 
    Île de France 1281 communes Région de Berlin 8 communes.
    Tout se tient, il est impossible d’administrer avec intelligence et économie un territoire qui ne correspond ni à l’usage de ses habitants ni à l’usage de ses visiteurs. Mal gérés, la planification en hébergement et habitat fait de Paris une Ville à 9.000€ moyen la m2 alors que Berlin se maintient par une politique intelligente à 3.000€
    Il faut dire que la gauche caviar adorrrrrre administrer une des villes les plus chèrrrres du monde… N’est-ce pas coco chérie…

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