Location d’hébergement : les opérateurs en ligne vont devoir mieux informer le consommateur

Hébergement
UMIH

L’Umih (Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie) et le GNC (Groupement National des Chaînes) se félicitent de la publication jeudi 5 octobre au Journal Officiel de trois décrets « particulièrement attendus » par tous les professionnels de l’hébergement marchand.

 

Airbnb, Abritel, Booking, Expedia ou encore TripAdivsor vont devoir mieux informer les consommateurs dès le 1er janvier 2018 selon trois décrets qui viennent d’être publiés au Journal Officiel.

Chasse aux faux profils

Déjà, les plateformes de mise en relation des locations meublées devront indiquer sur toutes les offres la qualité de l’annonceur, selon que cette offre est proposée par un professionnel ou un non-professionnel. Ainsi, le consommateur connaîtra le statut réel du loueur et s’il conclut avec un véritable particulier ou avec un professionnel : « les avatars et faux profils qui se référencent comme des particuliers seront désormais identifiables (exemple : Anne-Sophie, 22 ans, aimant la mode et les voyages, qui proposait à la location… 117 appartements).

Conditions de référencement

Ensuite, les plateformes de réservation en ligne devront, quant à elles, indiquer les conditions de référencement et de déréférencement des contenus et des offres des professionnels. « Jusqu’à présent, le consommateur pouvait être induit en erreur par le classement et par les termes « meilleure offre, meilleur rapport qualité prix, fausse réduction de prix etc. », alors que les conditions de classement et de référencement des offres étaient organisées de manière non transparente et que les meilleures offres sont toujours proposées par le professionnel en direct.

 

Enfin, les sites d’avis en ligne devront indiquer, à proximité des publications, l’existence ou non d’une procédure de contrôle et les critères de classement des offres.

Le combat continue

L’Umih et le GNC rappellent au gouvernement l’urgence de publier les décrets manquants : les sanctions pour les plateformes qui ne respecteront pas la publication du numéro d’enregistrement mis en place par la municipalité (Loi pour une République numérique) et les modalités de mises en œuvre de la transmission automatique des données par les plateformes à l’administration fiscale à compter du 1er janvier 2019 (Loi de finances rectificative pour 2016).

 

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Vos réactions

  1. Bonjour
    On peut se féliciter des points obtenus, mais il manque l’un des points clef.
    Peut être est il urgent de faire cesser l’usage de l’anonymat.
    C’est le net au complet qui montrer une visibilité et l’auteur doit être identifiable.
    Quant aux sites ils font le job ou pas,
    Mais de toute manière, la principale revendication que l’UMIH doit porter c’est le mariage contre nature. Il est certainement opportun pour l’UMIH de créer un notion de « viol d’identité » : Si vous souhaitez disparaitre des pages de Trip,…. c’est impossible; si vous souhaitez disparaitre des pages des affilies Booking, ou autre OTA,,…. c’est impossible. Quid de la protection des marques qui refuse l’enregistrement de nos entreprises avec les mots hôtel, auberge, relais ou avec indication de distinction d’une localité. Bravo mais le combat est loin d’être gagné car ces groupes majeurs montrent depuis leurs créations l’avance prise sur la latence de nos réactions. Donc j’ai bien peur que nous soyons toujours a creuser par manque de réactivité. Amitié stephan

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