Onefinestay (Accorhotels), le « Airbnb du luxe », commissionne les agences de voyage

Hébergement

Référencé en France par Voyageurs du Monde, Onefinestay, une marque d'Accor qui met en relation propriétaires d'appartements d'exception et touristes, ouvre sa porte aux agences de voyages.
 

Keyvan Nilforoushan, qui occupe aujourd'hui le poste de CEO deputy (directeur général adjoint) de Onefinestay, estime que la marque, à l'origine une startup londonienne qui appartient au groupe Accorhotels depuis cette année, a pour vocation de travailler avec les agences de voyages, "nous avons une équipe qui se consacre à nouer des collaborations". La plateforme, qui met en relation propriétaires d'appartements d'exception avec des touristes, à Paris, Los Angeles, New York, Miami, Rome et Londres, travaille actuellement en France avec Voyageurs du Monde : "Nous commissionnons les agents de voyages, précise Keyvan Nilforoushan. Nous sommes aussi partenaire du réseau d'agences de voyages Virtuoso". Pour le responsable, il est difficile pour une agence de voyages de proposer en direct à son client un appartement d'un particulier compte tenu des litiges que cela peut engendrer : "Grâce à notre technologie, nous pouvons indiquer aux locataires où se situent les fusibles s'il faut en changer un. Et, si la situation l'exige, nous pouvons leur proposer de changer d'appartement, nous sommes un ami en ville". Toutes les résidences ont été photographiées pour figurer sur le site Internet, Onefistay se charge du ménage, installe les draps, serviettes et article de toilettes : "Une offre complémentaire à l'hôtel qui convient des touristes qui séjournent plus de 5 à 7 jours". Les voyageurs d'affaires sont aussi ciblés, surtout ceux qui viennent s'installer dans un pays pour une longue mission : "ils peuvent ainsi tester plusieurs quartiers avant de faire un choix". Keyvan Nilforoushan affirme que les personnes aisées n'ont plus de complexe à louer leur bien, "c'est même devenu smart" et que le "bouche à oreille" fonctionne. Le panier moyen est de "500 euros la nuit" – cela peut monter jusqu'à 1000 euros, et à Paris, ce sont "les arrondissements à un chiffre qui sont les plus demandés". Enfin, concernant la volonté de la mairie de Paris de réguler les locations d'appartement aux touristes, il peut la comprendre : "Nous n'avons pas de loueurs professionnels dans notre réseau. En revanche, je pense que la France gagnerait à moins contraindre ceux qui essaient d'entreprendre pour s'en sortir".

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