Taxes : Face aux récentes déclarations d’Hidalgo, l’Umih en appelle à Fabius

Hébergement

Dans un courrier adressé à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, l'Umih, par la voix de son président Roland Héguy, s'insurge contre les récentes déclarations d'Anne Hidalgo, maire de Paris, sur l'instauration d'une nouvelle taxe hôtelière.Il écrit : "Alors qu’une concertation est menée par le Quai d’Orsay avec l’ensemble des acteurs du tourisme, nous découvrons avec stupéfaction les dernières déclaration de Madame le maire de Paris qui, une semaine après avoir annoncé travaillé avec le gouvernement sur une taxe sur la grande hôtellerie, surenchérit en déclarant travailler sur l'hypothèse d'une taxe, qui ne touche pas les hôtels à moins de 100 euros la chambre. Sur la forme, faut-il croire avec ces déclarations que la concertation à laquelle nous sommes associés est un leurre ? Tout serait en fait déjà décidé d’avance ? Lors de la discussion du projet de loi de finances rectificatives pour 2014, nous avions dénoncé la méthode utilisée et l’absence de concertation avec les professionnels du secteur. L’histoire semble se répéter : tout serait décidé avant les conclusions des travaux menés par le Quai d’Orsay dont le calendrier est pourtant fixé. Sur le fond, nous sommes extrêmement inquiets sur la méconnaissance totale d’Anne Hidalgo sur l’industrie du tourisme et sur la réalité économique de nos entreprises car, en appelant à taxer les hôtels à plus de 100€ la chambre, la maire de Paris ne vise plus seulement la "grande hôtellerie". La quasi-totalité des hôtels parisiens seraient concernés. En effet, à Paris, le prix moyen d’un hôtel de milieu de gamme s’établit à environ 130 € et les hôtels économiques sont aux alentours de 100 € (source In Extenso Deloitte). Pire, elles s’ajoutent à ses prises de position contre l’ouverture du travail dominical à Paris et contribuent à adresser un message négatif aux millions de visiteurs internationaux qui choisissent Paris et la France comme destination touristique. L’attractivité de la France est un enjeu majeur qu’il faut soutenir et développer, et non pas pénaliser."

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