Tourisme responsable : Marriott supprime les pailles en plastique

Hébergement

Le groupe hôtelier réfléchit à différentes pistes pour remplacer plus de 1 milliard de pailles en plastique par an. Marriott a annoncé se donner un an pour ne plus avoir de pailles ou d’agitateurs en plastique. Il y a quelques mois, il a commencé le remplacement des flacons de plastique dans les salles de bains de certaines marques.

 

Réduire son empreinte écologique est l’engagement pris par le groupe Marriott. A travers le programme de RSE (responsabilité sociale, économique et environnementale) Serve 360: Doing Good in Every Direction, l’hôtelier s’est fixé des objectifs ambitieux. Comme la réduction de 45% du volume de ses déchets mis en décharge. Sur la question des pailles en plastique,  thème très tendance dans le monde du tourisme actuellement, l’hôtelier a enclenché sa nouvelle politique.

 

De 100.000 à 500.000 pailles par hôtel

Marriott International a annoncé l’adoption d’un plan visant à retirer les pailles et les agitateurs en plastique jetables dans ses 6.500 propriétés réparties en 30 marques à travers le monde. « Un hôtel peut utiliser de 100.000 à 500.000 pailles par an » selon le niveau de service de restauration offert précise Marriott. La suppression de ces accessoires –incontournables dans les bars– prendra effet dans les établissements gérés et franchisés d’ici juillet 2019.

 

Le groupe donne ainsi aux hôteliers et aux franchisés le temps d’épuiser leur stock de pailles en plastique. Le temps aussi d’identifier des matériaux alternatifs de pailles. Mais aussi d’éduquer le personnel afin qu’il modifie le service à la clientèle. Dans le cadre de cette initiative, les hôtels proposeront des pailles alternatives sur demande.

 

Quelles seront les solutions de substitution?

Le groupe « réfléchit et travaille avec plusieurs fournisseurs » sur le sujet des pailles alternatives. D’autant que cela va « dépendre des produits disponibles et en quantités suffisantes » précise l’hôtelier. A priori, « ce seront des pailles en papier, mais peut-être d’autres matériaux seront-ils aussi choisis en fonction des marques du groupe » nous dit-on.« Comme des pailles réutilisables en inox. »

 

Sans oublier, précise-t-on chez Marriott, le fait que « des innovations peuvent arriver sur le marché » poussées par une demande exponentielle*. A l’instar des « pailles totalement biodégradables à base d’algues de la start-up Loliware«  nous signale le groupe hôtelier.

 

Marriott a en tout cas évalué à plus d’un milliard de pailles par an et environ 250 millions d’agitateurs, la quantité de plastique qui ne sera plus utilisée.  Le groupe hôtelier considère que sa clientèle, « en particulier les Millenials » a déjà conscience des enjeux de l’impact environnemental.

 

Des clients responsables

« La suppression des pailles en plastique est l’une des façons les plus simples pour nos invités de contribuer à la réduction du plastique lorsqu’ils séjournent dans nos établissements », a déclaré dans un communiqué Arne Sorenson, président et directeur général de Marriott International.

 

Et de préciser: « C’est un sujet qui les inquiète de plus en plus et un geste qu’ils pratiquent déjà chez eux. Nous nous engageons à agir de manière responsable et, avec plus d’un million de clients qui séjournent chez nous chaque nuit, nous pensons que c’est un grand pas en avant vers la réduction de notre dépendance aux plastiques. »

 

Déjà dans les salles de bains…

Plus tôt cette année, Marriott a commencé à remplacer les petits flacons de produits de toilette dans les salles de bain d’environ 450 hôtels sélectionnés, « de type Moxy ou Courtyard ». Des distributeurs de produits plus grands ont été disposés à l’intérieur de la douche, pour plus de produit et moins de gaspillage.

 

Les nouveaux distributeurs de produits de toilette devraient être installés dans plus de 1.500 hôtels en Amérique du Nord d’ici la fin de l’année, ce qui permettrait à Marriott d’éliminer annuellement plus de 35 millions de petites bouteilles en plastique destinées à terminer dans les décharges. Reste à trouver la solution écologique et chic pour les enseignes luxe et haut de gamme du groupe.

 

*En Californie, par exemple de grandes villes (Oakland, SF, Berkeley) réfléchissent aussi à l’interdiction des pailles en plastique. Dans ce contexte, le San Francisco Chronicle cite une hausse de 5000% de la demande pour des pailles en papier chez le fabricant américain Aardvark.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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