Une voiture prend son envol aux Etats-Unis

Humeur

"Transition" : c’est le nom d’un prototype de voiture volante qui vient de réussir un vol de huit minutes aux Etats-Unis, ouvrant la voie à une commercialisation d’ici un an, selon la firme Terrafugia à l’origine du projet. D’une autonomie de 787 kilomètres, Transition a une largeur de 2,30 mètres en version voiture et 8 mètres, ailes déployées. Mais qui dit avion, dit distance de décollage. Il faut quand même à l’engin, qui coûte la bagatelle de 279 000 dollars, au moins 762 mètres pour s’arracher du plancher des vaches. Les petits malins qui pensaient éviter les embouteillages du boulevard périphérique vont donc devoir un peu patienter…Il va aussi falloir attendre quelques années pour que la voiture volante se démocratise, même si Winfield Keller, vice-président de l’Association internationale de la voiture volante (si, si ça existe !) pense que "d’ici 10 ou 15 ans, les personnes qui posséderont et piloteront de tels engins seront des gens comme vous et moi". En tout cas, Transition a déjà un client qui a commandé son exemplaire : Fantômas.

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Vos réactions

  1. Je pense sincèrement que ce « produit » n’intéressera que des personnes qui n’ont que trop d’argent à dépenser.
    En effet, sur le plan voiture, l’encombrement d’une machine pareille (trop grand), et sa capacité d’emport (trop faible) resteront toujours deux handicaps difficiles à surmonter. Les ailes, même repliées, seront toujours un obstacle à la visibilité. Sur route, la prise au vent de ces surfaces doit affecter sensiblement le comportement routier. Et l’hélice, même à l’arrêt, un danger bien réel en cas de collision.
    Pour ce qui est de la fonction avion, la distance MINIMALE de décollage et d’atterrissage dépasse les longueurs de piste des petits aérodromes de campagne. Pas de marge de sécurité pour un pilote occasionnel, qui a toujours besoin de plus de distance que les chiffres obtenus par des essais de professionnels.
    Enfin, la consommation tant sur route qu’en l’air doit être, elle aussi, affectée par le poids supplémentaire du deuxième moteur et du deuxième réservoir, car on n’est pas encore parvenu à mouvoir pareil engin avec un seul groupe motopropulseur.
    Je me souviens d’ailleurs que des prototypes -sans suite- avaient déja volé il y a plus de 50 ans. Et même la firme Goodyear avait développé un avion à ailes gonflables !
    Enfin, ce sont de jolies utopies !

    (s) J.H.
    « Le Belge Infernal »,
    pilote de voiture et d’avions, mais pas en même temps !

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