Agences de voyages : Vendez mieux avec des start-up

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A l’initiative de Lionel Rabiet, le président de l’EDV IDF, et avec le concours d’Alexandre Jorre directeur marketing d’Amadeus et de Laurent Queige, directeur du Welcome City Lab, 3 start-up ont été sélectionnées avec comme objectif précis d’évaluer le potentiel business pour une agence de voyages.

 

Lionel Rabiet explique : « L’opération « Agences – Start up, ensemble pour gagner » m’a permis de découvrir de nombreux produits et services qui peuvent permettre aux agences de faire la différence. »

 

Voici les 3 start-up sélectionnées :

Blue Valet : présente une offre innovante de parking VIP avec valet que les agences peuvent proposer à leurs clients affaires.

 

Fluo : un comparateur d’assurances « online » leur permettant d’apporter et de vérifier en 3 clics le niveau de couverture d’une assurance voyages.

 

Easyloisirs : qui propose des services de réservation d’offres de loisir autrefois inaccessible.

 

L’objectif sera doublement bénéfique pour la distribution suivant le thème de la convention : « Richesses du passé, promesses du présent ». Le bénéfice est double :

  • Bénéficier d’une solution opérationnelle pour améliorer le service à la clientèle et doper son chiffre d’affaires avec des ventes additionnelles.
  • Engager des échanges constructifs pour savoir comment intégrer des solutions innovantes dans son système de réservation.

i-tourisme : Vous allez convier une start-up à participer à votre prochaine convention de l’EDV IDF. C’est une initiative intéressante autant qu’originale. Vous pouvez nous expliquer pourquoi ce choix ?

 

Lionel Rabiet : Le thème de notre convention c’est : ‘’saisir les promesses du présent et appréhender le futur’’. J’ambitionne que cela ne soit pas une belle formule sans portée concrète. Je vais donc inviter une start-up à venir nous expliquer comment elle travaille et quelles sont les nouvelles solutions qui pourraient améliorer la pertinence de nos métiers de distributeur. L’idée est de voir comment nous pouvons innover pour être en phase avec les attentes des voyageurs.

 

i-tourisme : Comment allez-vous procéder ?

 

Lionel Rabiet : Un jury composé d’agents de voyages, d’Amadeus et du Welcome City Lab va sélectionner 3 start-up parmi une douzaine de candidats. Ensuite nous allons faire voter nos adhérents afin de choisir celle qui viendra à notre convention.

 

i-tourisme : Et qu’en attendez-vous, puisque vous souhaitez avoir des pistes concrètes ?

 

Lionel Rabiet : En premier lieu une prise de conscience. Si la révolution numérique poursuit son développement en marche forcée, nous, les distributeurs, sommes toujours là. Cela veut dire que notre expérience reste reconnue. Mais pour que cela perdure, nous avons tout intérêt à nous appuyer sur des nouvelles technologies digitales afin de ne pas perdre le contact avec nos clients. Voilà mon crédo : expérience et innovation.

 

i-tourisme : Pour préparer le futur ?

 

Lionel Rabiet : Oui, mais je tiens à préciser que tous les efforts qui consistent à se projeter dans un avenir lointain ne servent absolument à rien. D’abord les prévisionnistes se trompent tout le temps, mais surtout c’est inutile, car nous avons suffisamment dans notre présent de solutions innovantes pour garantir la pérennité de nos métiers traditionnels. Il suffit d’évoluer. Enfin, quand je dis évoluer, je sais parfaitement que ce n’est pas toujours facile. Notre prochaine convention a justement cet objectif : savoir quelles sont les bonnes pistes pour évoluer.

 

i-tourisme : Vous allez avoir assez de temps, car entre la découverte de la destination et les séances de travail, ce n’est pas toujours évident ?

 

Lionel Rabiet : Oui, nous aurons du temps, car nous allons concentrer nos réflexions sur les sujets opérationnels. Nous laissons à l’EDV national la responsabilité de l’information plus institutionnelle comme cela a été fait à Lille. Cela nous laisse l’espace pour étudier les pistes qui vont nous permettre d’évoluer et d’innover.

 

i-tourisme : Vous reconnaissez que les agences doivent évoluer ?     

 

Lionel Rabiet : Je n’ai jamais dit le contraire ! D’ailleurs, celles qui ne l’ont pas fait n’existent plus. C’est darwinien. Il ne reste aujourd’hui que les agences qui exercent leur métier en étant proactives : en s’adaptant aux exigences que le marché impose. Mais pour ce faire autant s’appuyer sur des innovations qui ont faire leurs preuves.

 

i-tourisme : Et qui fonctionnent aujourd’hui ?

 

Lionel Rabiet : Je le répète : faire de la science-fiction appliquée au monde des affaires, c’est certes amusant …si on a le temps. Je considère que ce n’est pas le cas dans le cadre d’une convention. Pour moi, ce sont des discours hors sol. Je préfère explorer les nouvelles technologies qui sont déjà développées et étudier en quoi et comment elles peuvent être appliquées à nos métiers de distributeur.

 

i-tourisme : A vous entendre vous souhaitez accompagner le changement.

 

Lionel Rabiet : C’est le rôle d’une chambre syndicale. Je vais même plus loin, c’est notre responsabilité que d’aider nos adhérents dans leur transition numérique. C’est une problématique qu’on retrouve dans tous les secteurs. Si on en croit le rapport Deloitte, commandé par Facebook pour évaluer la digitalisation des PME françaises, seules 11% des TPE/PME sont équipées en outils digitaux de productivité, soit deux fois moins que les PME européennes. Ce constat est édifiant : les petites entreprises sont en retard, car elles n’ont pas été préparées à cette transition. Nous devons pallier à cette situation.

 

i-tourisme : Mais dans le tourisme nous sommes mieux placés ?

 

Lionel Rabiet : Pas forcement, car les voyageurs représentent une population bien plus exigeante. Gardez en mémoire que l’e-tourisme s’accapare, et de très loin, le premier secteur de l’e-commerce, comme vient de nous le rappeler le rapport de la Fevad. Le secteur du tourisme est poussé en permanence à l’excellence. Alors justement, profitons des innovations qui sont à nos portées. Si les petites entreprises accusent un certain retard dans leur digitalisation, ce n’est pas les cas avec les start-up. Le dynamisme de la France est reconnu dans le monde entier au point que nous occupons la deuxième position dans ce domaine. Il serait dommage de passer à côté de cette richesse.

 

i-tourisme : Vous êtes optimiste ?

 

Lionel Rabiet : Oui, car je constate tous les jours le dynamisme de nos membres. J’ai la conviction que l’expérience associée à l’innovation forme le couple gagnant. Le cadre de notre convention : Samarkand et Bukhara, deux cités au patrimoine culturel exceptionnel, qui se projettent aujourd’hui vers un avenir économique prometteur, ressemblent d’une certaine façon aux défis auxquels le monde du tourisme fait face aujourd’hui. A notre convention de donner corps à ces défis pour, comme je le disais, se projeter dans le futur avec les outils d’aujourd’hui.

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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