Air France et Ubisoft signent un accord de coopération en faveur du climat

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Le dérèglement climatique s’invite comme l’une des problématiques les plus aiguës auxquelles les entreprises sont confrontées actuellement. Lorsqu’il s’agit de protéger la planète, tous les acteurs qu’ils soient publics ou privés doivent se sentir concernés. À l’échelle mondiale, les investissements dans le développement durable explosent au point de dépasser les 30 000 milliards de dollars en 2018, soit une hausse de 34 % en deux ans. Cette année, les dirigeants d’entreprise citent le bouleversement climatique parmi les principaux risques menaçant la croissance de leur organisation.

Les préoccupations relatives au climat remontent de façon spectaculaire dans la dernière étude de Raffour interactif pour atteindre la 7 éme place de son baromètre. Médiamétrie vient se sortir une enquête démontrant que les questions environnementales s’installent prioritairement dans les choix de consommation.

 

Le secteur du tourisme, très attaqué sur ces questions, commence à se faire entendre. Anne Rigail, directrice générale d’Air France, vient d’affirmer à l’occasion du salon IFTM Top Résa que : « Dès 2020 nous émissions de CO2 seront compensées à 100% sur nos vols domestiques ».

 

Manuel Fralhaut, directeur des ventes entreprises Air France ne cache pas sa satisfaction d’annoncer la signature du premier contrat comportant un mécanisme de compensation total de CO2 pour tous les déplacements des collaborateurs d’Ubisoft : « Suivant un audit mené par KPMG, l’ensemble des déplacements du personnel d’Ubisoft sera strictement compensé aussi bien pour leur parcours que celui du fret, des bagages et des transferts. »

 

Air France pour cette occasion vient de lancer un programme nommé Gold Standard qui consiste à reboiser une région déshéritée du Panama dans le respect de la population locale et en respectant la bio-diversité.

 

Cet engagement préfigure la signature d’autres contrats de ce type, ce qui démontre la volonté de la compagnie de faire front en apportant des solutions concrètes afin comme le dénonce Jean Pierre Mas le président de l’EDV : « de ne pas laisser s’installer la petite musique nous endormant avec l’idée que c’est le tourisme qui est seul responsable du dérèglement climatique. »

 

Saluons dans ce sens cet accord avec Ubisoft qui fait figure de précurseur comme le souligne Joachim Thuil son directeur commercial : « La question de notre empreinte écologique nous interpelle, je dirais presque naturellement, quand on est une entreprise technologique. Nous sommes 3500 salariés en France. La moyenne d’âge est de 32 ans. Comment ne pas se poser de question sur notre futur ? Valerie Christine, responsable du projet ajoute : « le sujet de la compensation carbone anime nos réunions. Nous attachons dans nos jeux à transmettre certaines valeurs en nous efforçant de faire passer des messages sur l’impact qu’entrainent nos choix ».

 

C’est une question de prise de conscience à un niveau global. Il est heureux que les entreprises de la nouvelle économie soient les premières à montrer l’exemple. Elles y sont aidées par leur organisation interne. En effet, les employés d’Ubisoft se voient octroyer 3 jours de congés supplémentaires si ceux-ci sont mis à profit dans le cadre d’un projet humanitaire. La firme rejoint dans ce domaine celle de Salesforce* qui accorde une semaine d’absence supplémentaire à ses salariés pour ces mêmes motifs. Manuel Flahaut de conclure : « Depuis 15 ans nous avons ouvert une section sur le tourisme durable. C’est ce qui me permet de de déclarer que nous sommes leader dans ce domaine. En 2020 nous aurons déduit de 20% nos émissions de CO2. En 2030 ce sera de 50%. L’aviation deviendra le premier mode de transport à afficher un bilan carbone équilibré. »

 

 Les entreprises technologiques, sans doute plus conscientes de leur responsabilité devant l’ampleur des bouleversements actuels, s’efforcent d’apporter leurs lots de solutions. Une des premières d’entre elle, Saleforce vient de lancer Sustainability Cloud. Cette plateforme permet aux entreprises de suivre, analyser et générer des rapports à partir de données environnementales fiables afin de réduire leurs émissions de gaz carbonique. Ces renseignements sont ensuite être intégrés directement à Salesforce Einstein Analytics. Cette technologie créer alors des rapports et tableaux de bord dynamiques à des fins d’audit ou pour susciter l’implication des dirigeants. L’objectif consiste à fournir des informations qualifiées favorisant la prise d’initiatives pour le climat à grande échelle.

Salesforce est déterminé à léguer aux générations futures des modes de vie et de production respectueux de l’environnement et faibles en émissions de carbone. Depuis sa création, l’éditeur a tiré parti de sa culture d’innovation afin d’avoir un impact positif sur la société dans l’intérêt de tous, y compris de l’environnement. Son objectif est de faire en sorte que ses clients puissent utiliser sa plateforme Customer 360 pour préserver la planète.

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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