Airbnb se lance dans le voyage généalogique en proposant des tests ADN à ses clients

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La plateforme de location s’est récemment alliée à un service de tests ADN pour particuliers afin de proposer à ses clients de « retrouver leurs racines ».

 

Certains y verront une nouvelle intrusion dans la vie privée des utilisateurs, d’autres une idée originale seulement. Airbnb, le géant de la réservation en ligne, propose désormais à ses clients des « voyages généalogiques ». Ces derniers ont en fait pour but de retourner sur les lieux de vie de vos ancêtres, afin de renouer avec ses racines, d’accomplir une sorte de pèlerinage. Cette dimension émotionnelle est d’ailleurs fortement invoquée par le communiqué d’Airbnb, qui joue sur la corde sensible de ses clients pour leur proposer cette nouvelle formule.

 

Une fonctionnalité absente en France

 

Le voyage généalogique, décrit par Airbnb comme une « tendance croissante », n’est rien de plus qu’une des suites logiques de la course à l’expérience que mènent les professionnels du tourisme. On la veut toujours plus personnalisée, unique, voire transformationnelle, afin de toucher plus profondément le voyageur. Pour mettre à bien son concept, la plateforme a mis en place un partenariat avec 23andMe, entreprise spécialisée dans les tests ADN pour particuliers. Pour 99 dollars et un échantillon de salive, le client peut ainsi remonter son arbre généalogique et connaître ses origines.

 

Avec ce test, l’individu pourra donc savoir dans quelles régions du monde son ADN a été répertorié. C’est là qu’intervient Airbnb, proposant des locations sur les lieux présumés des ancêtres de l’utilisateur. Si l’idée peut paraître originale, il n’est cependant pas réaliste de retrouver les lieux de vie précis de nos ancêtres. C’est tout au plus une région d’un pays qu’il est possible de recouper avec un test salivaire. Cette fonction est de toute façon inenvisageable en France, où « l’examen des caractéristiques génétiques d’une personne ne peut être entrepris qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique » selon la loi, qui prévoit une amende de 3750 euros pour quiconque l’enfreindrait.

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