Automatisation, robots et Intelligence Artificielle

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L’automatisation, les robots humanoïdes et l’IA deviennent des outils de plus en plus répandus dans les entreprises. Entre inquiétude et soulagement, l’arrivée des automates dans le monde du travail ne laisse ni les employés ni les patrons indifférents.

 

 

2018 : 1,8 millions de robots

Les robots ont inspiré de nombreux auteurs de science-fiction, créant toute une culture et une génération avec une vision plus ou moins négative du rapport humain/robot. La problématique de la place du robot comme substitut de l’homme s’est posée rapidement. Actuellement, 1,8 millions de robots sont utilisés dans le cadre professionnel, la précision et la force de ces machines sont telles que les plus réticents comprennent maintenant leur réel intérêt. L’avènement de l’intelligence artificielle accélère encore le processus.

 

Travail 4.0

Le but originel des robots industriels reste de libérer l’homme de certaines tâches. D’après l’enquête internationale « Automatica trend index 2018 », menée auprès de 7 000 employés internationaux, 70 % des sondés estiment que la collaboration entre humains et robots est non seulement profitable aux entreprises mais constitue un gain de temps et donc de productivité considérable. Enfin, 73 % de l’ensemble des sondés estiment que l’IA facilite le travail.

 

Avantages de l’automatisation

Si une poignée de personnes voient dans l’automatisation une menace pour l’emploi, 80 % des chinois et des américains interrogés estiment que la collaboration avec les robots offre l’opportunité aux employés de se former à des postes plus qualifiants. Les européens se montrent plus mitigés sur ce point, un sondé sur deux partage cet avis selon l’enquête d’Automatica. Cependant, une étude récente de l’OCDE, démontre que les européens ne sont pas aussi réticents aux changements induits par le tournant numérique.

 

Disparité des métiers automatisables

En 2016, l’OCDE tente d’évaluer l’impact de l’automatisation sur les emplois, l’étude démontre notamment que « 55 % des salariés de 22 pays de l’Organisation ne disposent pas des compétences élémentaires de résolution des problèmes dans des environnements à forte composante technologique. » La même année, dans une étude publiée par le Think Thank de France Stratégie, les auteurs affirment que « la révolution numérique détruit des emplois mais insiste sur le fait qu’elle transforme les métiers. » Donc, ce n’est pas l’automatisation qui pose un problème, c’est le niveau de qualification qui doit être revu à la hausse, or, l’enquête de l’OCDE considère qu’un « adulte sur cinq âgé de 26 à 35 ans a un niveau d’éducation moins élevé que ses parents ». De plus, certains corps de métier s’avèrent plus automobilisables que d’autres. Le cabinet d’audit PwC prédit 3 vagues d’automatisation (algorithme, montée en puissance puis autonomie) et détermine par la même occasion les secteurs d’activités les plus automatisables.

 

L’automatisation : destruction ou source d’emplois ?

A l’ère du numérique et de la technologie de pointe, nombre d’instituts veulent prédire l’impact de l’automatisation sur les emplois. Le MIT décide en janvier 2018 de surveiller les publications relatives à ce changement et compile les prédictions avec, d’un côté le nombre de création d’emplois, et de l’autre les suppressions. En résulte un bilan flou puisque chaque sondage est réalisé sur différentes échelles et dans divers pays difficiles à comparer (Royaume Unis, Europe et Etats-Unis essentiellement).

 

Autrement dit, il existe autant de théories sur l’impact de l’automatisation que de spécialistes. Pour Robert Atkison, fondateur d’Ifit (Information Technology and Innovation Foundation), la crainte liée à la suppression des emplois est absurde. Il a notamment étudié sur les 50 dernières années l’évolution du travail, et fait la corrélation entre les avancées technologiques et la hausse de productivité, avec à la clé des créations d’emplois. L’économiste, Nicolas Bouzou, partage cet avis et va plus loin en démontrant que chaque révolution industrielle est suivie par une baisse du chômage.

 

Full Automatisation ?

Les technophobes donnent l’impression que le monde court à sa perte en mettant en place des automates au sein des entreprises, perte d’emplois, perte de repères, déshumanisation, destruction écologique, autant de notions fortes pour vilipender la technologie. Pourtant il existe une myriade d’exemples encourageants d’innovations dans les secteurs de la santé, des problèmes sociaux et solidaires… A titre d’anecdote, les drones sont des machines utilisées aussi bien pour livrer des médicaments dans les zones difficiles d’accès au Rwanda que des outils de prévention contre la reprise d’incendie.

 

Il existe deux usines entièrement (ou presque) automatisées en Chine. Le dirigeant explique son choix : d’une part la politique de l’enfant unique a aggravé la « pénurie de main d’œuvre » et, d’autre part, les jeunes générations ne veulent pas travailler dans de mauvaises conditions. Dernièrement, Adidas qui a ouvert une usine automatisée précise que la manufacture a eu 3 impacts très positifs. En relocalisant l’usine en Allemagne, elle a relancé l’économie locale, généré des centaines de postes pour la création et la fabrication des robots et enfin, permis à la marque de redorer son image quant à l’utilisation de main d’œuvre sous payée, et parfois mineure, en Chine ou au Vietnam.

 

Le coup du coût

Un autre facteur à prendre en compte dans l’automatisation au sein des entreprises concerne le coût des robots. Par ailleurs, il est difficile d’envisager pour une petite entreprise d’investir dans des machines extrêmement onéreuses. Mais, il existe une multitude d’applications, logiciels ou robots à des prix abordables, à terme, particulièrement rentables pour l’entreprise. De plus, les gouvernements des pays industrialisés se montrent très ouverts à la technologie et aident financièrement les petites entreprises à investir dans ce domaine. En France, par exemple, le Programme Robot Start PME, finance 10 % des investissements pour les entreprises qui n’ont pas de machines industrielles dont le rendement pourrait être amélioré grâce à l’automatisation.

 

Assistant ou assisté ?

Comme pour toutes les sciences, c’est l’utilisation qui en est faite qui prime sur le reste, sans verser dans une vision manichéenne. L’automatisation est une avancée grandiose qui, certes, bouleverse les codes et la manière de travailler. Mais, il est important de garder à l’esprit que l’homme règne d’une main de fer sur son environnement et de fait, au somment de la chaine, c’est toujours un humain qui décide. La robotique demeure avant tout au service de l’humanité, pour gagner en efficacité, en productivité et …. libérer le travail !

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