Comment bien voyager en France et à l’international grâce à un indice de confiance

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Alors que le déconfinement continue en France, beaucoup de secteurs touchés par la crise se relèvent grâce à de nouvelles innovations. C’est le cas d’Open Tourisme Lab présentant 14 start-up avec chacune une solution pour aider les professionnels dans la phase de relance. Parmi elles, un média en ligne spécialisé dans le tourisme : Génération Voyage. Afin de répondre à la pandémie de coronavirus, ils ont créé un indice de confiance de voyage.

 Entretiens avec le PDG de la licorne : Florian Colas.

I-Tourisme : Quelle est la particularité de votre média ?

Florian Colas : Génération voyage existe en tant que média en ligne autour du voyage. Nous sommes positionnés sur le « in-destination ». Il permet aux visiteurs d’organiser leur séjour sur place et de préparer leurs activités : les monuments à visiter, les quartiers à découvrir, mais aussi des aspects plus pratiques comme, où garer sa voiture ou encore les informations sur les transports en commun. Crée en 2013, depuis 3 ans, nous connaissions une croissance de 100 % de trafic jusqu’à la crise du COVID-19. Pour résumer, nous créons essentiellement du contenu pour les voyageurs francophones. Nous sommes une équipe composée de 5 personnes travaillant sur le magazine, et nous collaborons aussi une vingtaine de rédacteurs freelance spécialisés dans le tourisme un peu partout en France et dans le monde.

I-Tourisme : Quelle est votre ambition ?

Florian Colas : A la création du site en 2013, nous avions créé un outil de calcul budget voyage qui permet d’estimer les dépenses à prévoir sur place. Dans cette optique, nous avons lancé début mars 2020 un indice de confiance voyage en réponse à la pandémie du coronavirus. Il s’appuie sur les chiffres fournis par l’OMS et grâce à une mise à jour quotidienne, il permet de suivre l’évolution de la maladie dans le monde, les frontières ouvertes ou non, etc… et ainsi savoir où aller pour ses prochaines vacances. Nous créons plein de petits outils comme celui-là pour faciliter la vie des voyageurs et les aider à préparer leur itinéraire.

IT : Qu’en est-il depuis la crise du Covid ?

FC : Justement, nous avons lancé cet indice de confiance. Au début, c’était en réaction au manque d’information sur les frontières des pays et le risque épidémique. Ensuite, nous avons alimenté le contenu en fonction des évolutions : l’ouverture des frontières, les réciprocités, les quarantaines ou quatorzaine, les niveaux de confinement avec les mauvaises notes comme au Brésil ou aux États-Unis et plus globalement sur les risques ou non pour voyager pour ceux qui souhaitent reprendre l’avion.

I-Tourisme : Ça marche ?

FC : Depuis sa création en mars, nous avons fait beaucoup évoluer notre outil. Ce qui nous a permis d’améliorer notre travail reste les nombreux retours que nous avons nous demandant, entre autres, quand ils pourront partir en vacances en fonction de leur situation. Ça prouve que nous sommes lus.

IT : Comment se met à jour votre indice ?

FC : Quotidiennement, il se met à jour quasi automatiquement en fonction des chiffres de l’OMS qui nous remontent. C’est donc un dispositif à titre informatif. Mais il faut préciser qu’il ne prend pas en compte les données politiques sur place. C’est un indice exclusif pour le coronavirus. Il se peut que des pays où il reste déconseillé de voyage comme par exemple l’Irak ou la Syrie soient bien notés. Bien évidemment, c’est un point important que nous expliquons lors de l’utilisation de notre outil. Très rapidement après le lancement, fin mars, nous avons remarqué un très fort intérêt pour la France, alors que nous ne l’avions pas prévu au départ. Pour répondre à cette demande, nous avons eu l’idée de lancer le projet : « ExploreLaFrance ». Notre initiative a pour but de mobiliser tous les acteurs du tourisme, aussi bien les entreprises, que les offices du tourisme ou les start-ups. Le but du mouvement est de sensibiliser les français à voyager en France, dans des endroits peu visités et pourtant tout autant magnifiques. Nous avons aussi créé le #explorelafrance et connu un pic d’utilisation lors de l’autorisation des 100 km, car beaucoup de personnes cherchaient à explorer les environs dans leur périmètre. Ainsi, ils ont découvert les trésors cachés pas loin de chez eux. Durant les trois derniers mois sur GenerationVoyage.fr, nous avons orienté notre contenu sur la France, pour répondre également à cette demande.

IT : Les chiffres de l’OMS que vous utilisez sont publics ou vous avez un partenariat ?

FC : Non, toutes les données liées au Covid-19 sont disponibles gratuitement en OpenSource. Nous nous sommes branchés sur l’API et les renseignements remontent tous les jours. La majorité des pays donnent leurs informations quotidiennement, mais ce n’est pas le cas de tous. Sur les éléments récoltés, nous appliquons nos paramètres en prenant en compte le nombre de cas actifs, guéris, morts, en fonction de la population, etc. Grâce à l’ensemble de ces données publiques, nous avons pu créer un indice propriétaire. Mais notre fierté reste de remarquer que les gens qui utilisent notre solution le font tous les jours.

IT : Quel impact la crise a eu sur vous ?

FC : Quand le confinement a commencé, le trafic s’est effondré, alors que nous étions partis sur une année record. En une semaine, nous sommes passés de 80 000 visites par jour à à peine 15 000. Après, tout remonte petit à petit. Les voyageurs continuent de se renseigner, mais ne font pas encore de réservations. Ils ont cependant commencé à reprendre il y a une semaine.

 

Nicolas SARTEL journaliste

 

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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