Congrès Selectour 2019 : du constructif

i-tourisme

On en rêvait

Il a fallu 20 ans pour le voir arriver : enfin un congrès d’agence de voyages entièrement consacré aux technologies nouvelles !

La distribution, qui s’efforce depuis des années à prendre le virage du numérique, méritait bien cette attention, ô combien stratégique. Bien sûr, depuis l’avènement d’internet, de nombreux ateliers et conférences fleurirent pour accompagner les professionnels du tourisme dans la redéfinition de leur modèle économique. Mais jamais au point d’en être le sujet principal.

Avec le congrès Selectour 2019, c’est chose faite :

  • Un nouveau site Selectour.com apte à séduire les voyageurs et relancer le Web to Store
  • Les sites d’agences entièrement revus pour accélérer la transition numérique des adhérents
  • Suivant l’appli pour le voyage d’affaires : arrive celle pour le loisir
  • Une base de données centralisées pour automatiser les process mieux connaître les aspirations des clients
  • Un programme CRM reposant sur du marketing qualifié
  • Une plateforme SAVme pour standardiser, simplifier et automatiser le SAV
  • Travel Maker pour sécuriser et industrialiser le voyage à la carte
  • Wonder booking pour accéder à l’ensemble de l’offre aérienne (et autre) sachant mixer le contenu GDS et NDC en langage clair, sans perte de productivité pour les agences
  • Enfin le moteur Selectour Pro. Une prouesse technologique, capable de répondre avec plus de finesse aux requêtes des agences avec des temps de réponse plus court
  • Sans oublier la plateforme Selectour + pour piloter les ventes

Que de nouveautés

Il fallait bien un congrès entier, doté de conférences et d’ateliers pour présenter toutes ces solutions technologies. Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Il serait de mauvais aloi de la part d’i-tourisme de critiquer la panoplie ses outils digitaux de la coopérative. Certes, le parcours ne s’est pas fait sans erreur : programmer une conférence plénière sur le Big Data alors que le réseau n’en était pas encore à la maîtrise du small Data… déclarer vouloir concurrencer les OTA… ignorer la porte ouverte du web to store pendant tant d’années…

Quoi qu’il en soit, le groupe Selectour, adossé à des outils technologiques performants, se présente aujourd’hui avec un engagement clair en direction du numérique. Les adhérents peuvent s’appuyer sur des process opérationnels pour mieux piloter leur activité : une solution pour chaque problématique.

Du constructif.

« Plutôt que de craindre la désintermédiation, cherchons à imposer notre valeur ajoutée. » clame Laurent Abitbol (voir interview). Le marché, la géopolitique ou le contexte économique et social ne facilitent par le monde des affaires. « Autant se donner les moyens de résister et de conquérir » poursuit le président du groupe.

Comment, puisque c’est d’actualité de critiquer les market place, ne pas faire le parallèle avec la diatribe de Mounir Mahjoubi, qui accuse Amazon de détruire des emplois ? En s’appuyant sur une analyse, qu’il a lui-même réalisée, il déclare : « Pour 1 emploi créé chez Amazon France Logistique, 2,2 sont potentiellement perdus dans nos commerces de proximité ».

Bigre. Et que propose l’ancien secrétaire d’État au Numérique ? Rien de moins que ne plus acheter sur Amazon ! Voilà encore une idée idiote qui n’aura aucune chance d’être entendue. Qui peut croire que les consommateurs vont arrêter de surfer sur le premier site e-commerce de l’hexagone avec, selon la Fevad, 30 781 000 visiteurs uniques par mois et une couverture mensuelle de 49 % sur la population française ?

Plutôt que de ‘’tacler’’ les gros, l’actuel député de LREM devrait plutôt consacrer son énergie à aider le petit commerce de proximité. Si tel était son intention, il comprendrait la partialité de son étude, car elle ne porte que sur Amazon Logistique. À côté se trouve Amazon Academy : Institution qui assiste le commerce de proximité à prendre le virage du numérique.

Voilà du constructif : agir pour augmenter les ventes du petit commerce grâce au net. Votre serviteur est allé interviewer les commerçants d’Amazon Academy pour entendre : tant un boucher, un petit producteur de vin, un poissonnier, un épicier, etc, tous témoignant de leur digitalisation réussie. Aide-toi et le ciel t’aidera. A l’heure d’internet, il reste rassurant qu’un commerce de proximité puisse continuer à se développer en sachant s’adjoindre les services du numérique. C’est exactement ce que compte faire le groupe Selectour : proposer des solutions afin de digitaliser ses points de vente pour augmenter son business plutôt que de vouloir, en vain, concurrencer les géants de la vente en ligne. Voilà du constructif.

Les solutions  technologiques du groupe Selectour: que nous allons vous décrire, solution par solution avec contextualisation marché, au fur et à mesure cette semaine.

Bonne lecture

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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