Du minitel au web : Francis Reversé, fondateur de Dégriftour, veut ressusciter sa marque

i-tourisme

Alors qu’il est l’un des pionniers mondiaux de la vente touristique en ligne, Francis Reversé revient sur l’aventure Dégriftour, qu’il aimerait relancer sur le web, mais toujours « sur le même modèle ».

 

Depuis son havre de paix normand, qu’il quitte encore pour continuer d’entreprendre, Francis Reversé évoque avec nous la fondation de Dégriftour, géant du tourisme des années 1990. A l’époque, les voyages se vendaient encore sur Minitel. « En 1991, le Minitel nous est apparu comme le support idéal pour vendre des voyages, déclare le fondateur. C’était un instrument rustique, puisqu’on ne pouvait y mettre que du texte et des images, pas de photos, mais plutôt simple, puisque le client pouvait arriver directement sur notre site. » L’autre avantage du Minitel était son fonctionnement financier, puisque, comme le rappelle Francis Reversé, « les communications étaient plus chères que pour le téléphone, et France Telecom reversait une partie des revenus à l’entreprise ».

 

Avant l’arrivée d’Internet et durant les premiers temps de l’e-tourisme, Dégriftour était le leader de la vente en ligne. Selon son fondateur, la transition du Minitel au net n’a pourtant pas été compliquée. « A l’arrivée d’Internet, nous avions un catalogue commun avec le Minitel, puis un site bricolé pour fonctionner sur Minitel, affirme-t-il. Il faut dire que ce dernier était pratique au début, mais nous n’en avions plus besoin quand nous avons pris de l’ampleur. »

 

« Air Chance », la nouvelle idée de l’entrepreneur

 

Après avoir abordé les débuts de Dégriftour sur le web, où cohabitaient « beaucoup de concurrents, jusqu’à vingt-deux, tous poursuivis et condamnés », Francis Reversé revient sur le rachat de sa marque par Lastminute en 2000, pour 98 millions d’euros. « Alors que nous n’étions que trois personnes en 1991, nous comptions 300 employés en 2000. Je dois avouer que j’étais un peu dépassé, je n’ai donc pas hésité à vendre. »

 

Aujourd’hui, « personne n’ayant repris Dégriftour » depuis l’arrêt de la marque par Lastminute, l’entrepreneur se voit bien ramener son concept sur le devant de la scène. « Je travaille sur le lancement d’un nouveau projet, sur le modèle de Dégriftour, déclare le fondateur. Cela s’appellera Air Chance et reprendra les mêmes caractéristiques qui ont fait la réussite de Dégriftour : la rigueur dans la gestion du concept. » En attendant de trouver un opérateur pour mettre en place son ambitieuse initiative, Francis Reversé reste l’une des figures historiques de la vente de voyages en ligne, en France mais aussi dans le monde.

 

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Vos réactions (2)

  1. Je m’interroge sur le choix du nom.
    Pour les plus anciens, un petit rappel: Air Chance était le surnom, donné à AIR FRANCE dans les années 60, par les américains qui voulaient égratigner l’image de ce concurrent. I
    C’est vrai qu’ils appelaient la SABENA, Such A Bloody Eperience Never Again!

  2. Quelqu’un lui a dit qu’il y en a pleins qui font ça maintenant…!!
    puisque « rachat de sa marque par Lastminute en 2000, pour 98 millions d’euros » il y a deux options :
    a) Ce cher Monsieur n’a plus de tirelire
    b) papy s’ennuie dans son jardin
    alors je propose qu’on lui chante … »il faut laisser le temps, au temps …!!! »

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