EDV IDF : L’innovation pour les agences de voyages

i-tourisme

1 voyage sur 2 s’achète en ligne et 1 sur 4 passe par le canal mobile, nous apprend le dernier baromètre Raffour/Opodo. L’E-tourisme ne cesse de progresser. Quelles sont les marges de manœuvre pour les agences traditionnelles ? Sans aucun doute en s’appuyant elle-même sur le digital. Pour cette raison, saluons l’heureuse initiative de Lionel Rabiat, le président de l’EDV IDF, d’inviter à sa convention 3 start-up dont les innovations sauront assurément apporter du nouveau business aux agences de voyages.

 

La distribution doit se digitaliser

En 10 ans le monde de l’internet a changé de visage. Il était dominé par les pure-players, ce n’est plus le cas. Certes, Amazon et Cdiscount caracolent toujours en tête, mais les distributeurs se sont invités dans la danse. Désormais ils occupent la moitié des places dans le top 15 des sites les plus fréquentés. La convergence, c’est-à-dire la complémentarité du off et du online, s’affirme comme la stratégie gagnante de l’e-commerce.

La complémentarité

Les agences de quartier ont bien compris qu’elles n’avaient pas vocation à devenir des majors de la vente en ligne. Par contre, utiliser le canal internet pour augmenter le trafic en magasin, fidéliser les clients, pratiquer du push automatiser, communiquer sur les réseaux sociaux, etc., représente de nouvelles opportunités de business.   

Rentabilité

L’étude d’Oxatis, le leader des solutions e-commerce en Europe, nous le confirme : le numérique, pour les petites entreprises, devient un véritable levier de croissance. Marc Schillaci son président affirme « il y a 10 ans, la majorité de nos clients était des entreprises qui ne vendaient que sur internet. Aujourd’hui les commerçants, avec point de vente physique, arrivent en masse sur notre plateforme. 65 % de ces petites structures atteignent rapidement leur équilibre financier avec l’e-commerce.

Les chiffres sont là pour en attester :

  • 73% des petites entreprises digitalisées constatent une augmentation de la fréquentation de leur enseigne.
  • 65% des petites entreprises digitalisées constatent une amélioration du CA de leur magasin physique.
  • 65% des petites entreprises digitalisées voient leur nombre de clients croitre.

Mais, madame Delphine Gény-Stéphann, Secrétaire d’État qui représente le Ministère de l’Économie et des Finances, nous fait part de sa préoccupation à propos des TPE/PME : « j’observe la difficulté des petites entreprises à se digitaliser, soit par manque de temps soit par manque d’information »

Deux mondes semblent se dessiner :

  • Celui des entreprises qui vont de l’avant, évoluent et se lancent dans la transformation numérique. Dans ce cas le succès est au rendez-vous nous apprend l’étude d’Oxatis.
  • Les autres, qui par manque de temps ou d’information restent frileuses. On comprend la préoccupation de la ministre, tant le succès de l’économie française dépend du dynamisme des TPE/PME.

La digitalisation comme levier de croissance

Pour aider la distribution à avancer dans la voie de la digitalisation Lionel Rabiet a invité 3 start-up : Addock, Blue Valet et Fluo afin de placer l’innovation au cœur de la convention EDV IDF qu’il préside. Il précise : « Allier l’expérience et l’innovation est la clé du succès. Start up, agences de voyages : ensemble pour gagner ». Nous avons interviewé Alexandre Jorre, directeur marketing d’Amadeus France pour nous livrer son analyse.

 

 

i-tourisme : Le thème de la convention EDV IDF met parfaitement en perspective la problématique qui se présente pour les agences de voyages : Richesse du passé Promesse du présent. Il évoque l’expérience et en même temps la nécessité de s’appuyer sur l’innovation comme facteur de développement. Qu’en pensez-vous ?

Alexandre Jorre : L’innovation c’est l’ADN d’Amadeus. Elle sollicite les forces internes et la créativité des partenaires externes. Cela s’illustre chez nous de façon très concrète : nous nous attachons à transformer des idées conceptuelles en vraies solutions et produits de manière à apporter de la valeur à nos clients et aux voyageurs.

 

i-tourisme : Comme par exemple ?

Alexandre Jorre : La conversion améliorée, l’enrichissement des contenus, l’opération et la performance, les plateformes de messagerie, la blockchain, etc. Difficile de faire une sélection. Par exemple, sur les  règlements et le paiement, l’objectif est de les automatiser en facilitant l’exécution entre fournisseur de voyage et intermédiaires de voyages. Pour le suivi des bagages, il s’agit de réduire les coûts pour les compagnies aériennes avec des solutions sécurisées et fiables.

 

i-tourisme : De l’innovation opérationnelle?

Alexandre Jorre : Oui, mais nous ne fixons pas de limite à la créativité, voire même d’accepter une certaine audace. L’idée, via la technologie, est de mettre en scène notre capacité à structurer toutes les innovations, même les plus émergentes. Notre objectif est d’être à l’écoute du besoin des agences de voyages et de leur fournir de meilleures solutions afin de les aider à croître et à évoluer.

 

i-tourisme : A l’heure d’internet, c’est un défi permanent ?

Alexandre Jorre : Ce sont surtout des opportunités qu’il faut saisir. Nous aidons les acteurs du tourisme à améliorer la conversion, comment pousser la bonne offre, le bon prix… L’enrichissement des contenus devient primordial. Nous avons des solutions adaptées à la distribution. Je pense particulièrement à la personnalisation. C’est la grande tendance. Les acteurs du tourisme doivent parvenir à offrir des recommandations personnalisées à tout moment.

 

i-tourisme : Des start up seront présentes à la convention EDV IDF. Quel est votre avis ?

Alexandre Jorre : Nous avons plusieurs programmes qui se concentrent autour des start-up et une structure Amadeus Inovation Partnership. La puissance de notre communauté externe nous permet de co-innover pour transformer la manière dont nous allons tous voyager demain. C’est un maillage qui s’appuie sur l’excellence de nos équipes internes dotées de connaissances technologiques approfondies en matière de business et de technologies. Nous sommes le 1er investisseur de R&D d’Europe avec 4,8 milliards d’euros depuis 2004.

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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