La carte postale fait sa mue

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A la veille du début de la saison estivale, la mythique carte postale s’apprête à être vendue sous toutes ses formes, traditionnelle ou « 2.0 ». 

 

Dans un monde dématérialisé où le papier se raréfie, l’antique carte postale continue de voyager à travers la France et dans le monde. Il s’en vend chaque année environ 300 millions dans l’Hexagone, un chiffre en légère baisse de 3% entre 2017 et 2015, selon l’Union professionnelle de la carte postale. Ainsi le marché de la carterie pèse 35 millions d’euros et 81% des ventes sont réalisées durant la période estivale.

Née en 1870, la carte postale a encore une valeur sentimentale pour beaucoup de Français, bien qu’ils ne soient pas les plus gros consommateurs de cartes en Europe, derrière les Britanniques et les Hollandais. Des “bons vœux” surmontés de paysages maritimes, montagnards ou urbains, des chiens et chats toujours en tête de gondoles, aux cartes humoristiques, elles plaisent autant à ceux qui les écrivent qu’à ceux qui les reçoivent. La carte, posée sur la cheminée de la grand-mère ou sur le mur punaisé du collègue de bureau, a ce côté “vieille France” qui résiste pourtant aux SMS et réseaux sociaux. Si la « menace Instagram » et son défilé de photos de vacances est bel est bien présente, la carte postale rétro a encore de beaux jours devant elle.

 

Des cartes personnalisées

 

Aujourd’hui, elle prend un nouvel essor avec l’apparition de nouveaux services, combinant le traditionnel papier avec les techniques digitales récentes. Loin de parier sur la mort certaine de la carte postale, de jeunes pousses ont su donner un nouvel élan à ce moyen de communication symbole des vacances, avec une promesse : la personnalisation. Désormais, les plateformes de téléchargement recèlent d’applications dédiées, telles que Fizzer, Cewe Photos, MyPostCard, SimplyCards et même l’appli officielle de La Poste, Youpix, sortie en 2018. Ces solutions répondent à des besoins de consommateurs pressés et en quête de services originaux et personnalisés comme l’indique la fiche de présentation de Youpix : “vous n’avez pas le temps d’aller acheter une carte postale, un timbre ou encore d’aller à La Poste pour poster votre courrier ? (…)”. Chacune de ces applications propose des niveaux de prestation similaires : le choix du thème de carte, des photos et même du timbre, un texte personnalisé, la possibilité de retoucher les photos. Pour l’envoi postal, le principe est simple : une fois l’adresse du destinataire enregistrée, la société d’e-card se charge de l’impression puis de l’envoi avec expédition généralement sous 24 heures.

 

Des photomatons itinérants dans les zones touristiques

 

D’autres alternatives à la carte traditionnelle, plus ponctuelles, se sont déployées dans plusieurs villes comme à Versailles ou à Paris. Des bornes interactives y ont été installées pour imprimer des clichés transformées en carte postale. A Versailles, le projet a vu le jour en 2016 grâce à la société Peek’s print : l’idée étant de proposer aux touristes d’imprimer leurs selfies directement depuis la borne puis de les envoyer. Plus étonnant encore, la start-up Postmii, va aux devants des vacanciers grâce à un triporteur installé sur les lieux touristiques, et leur permet de prendre une photo personnalisée, de l’imprimer, avec en prime un petit message, et de l’envoyer.

Et pour les plus nostalgiques, attaché à la carte impersonnelle, standard, celle-ci fait tout de même peau neuve puisqu’elle intègre depuis quelques années déjà une considération pour l’environnement. La filière s’oriente désormais vers une éco-gestion du papier et de ses procédés de fabrication.

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