L’European startup prize for mobility initie la mobilité de demain

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Du 13 décembre au 21 janvier 2019, l’European startup prize for mobility lance un appel à candidatures à destination des start-up qui proposent des solutions en matière de mobilité innovante et durable.

 

Avec la crise des gilets jaunes, tout sujet ou presque soulève un débat autour de la mobilité, qu’elle soit spatiale ou sociale. Est-ce un hasard du calendrier, l’appel à projets du prix européen des start-up pour la mobilité (European startup prize for mobility) a été inauguré vendredi dernier pour la deuxième année consécutive. La veille, 300 personnalités issues du monde de la mobilité en Europe rencontraient la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports, Elisabeth Borne, pour présenter ce prix.

 

Créé l’an dernier par Karima Delli, présidente du comité des transports et du tourisme au Parlement européen, ce concours vise à soutenir les jeunes pousses de toute l’Europe qui développent des innovations en matière de mobilité durable.  Arrivent-elles à point nommé pour répondre à certaines interrogations des gilets jaunes ? Une chose est sûre, « les start-up, par leur agilité et leurs ressources, pourraient offrir certaines clés en vue d’une mobilité plus propre, plus durable. Vient ensuite un objectif de réduction des fractures territoriales. Ces problématiques qui émergent aujourd’hui en France sont les mêmes dans le reste de l’Europe », estime Émile Meunier, directeur général de l’European startup prize for mobility. Car d’après lui, 15% du CO2 émis serait issu de la voiture. « Au cœur de notre actualité, le besoin pour une mobilité plus soutenable, plus sûre et plus inclusive est un enjeu majeur pour nos sociétés modernes. Nous avons imaginé l’European Startup Prize For Mobility comme une réponse aux défis mondiaux de la mobilité, avec la conviction que l’Europe se doit d’être le continent de l’innovation et de l’émancipation des talents au service d’une meilleure qualité de vie pour tous », a ajouté de son côté Karima Delli. 

 

Du machine learning pour désengorger les centres historiques

 

Pour décarbonner les transports et diminuer la pollution, l’innovation joue ainsi un rôle majeur. L’an dernier déjà, l’intelligence artificielle était déjà de toute évidence un fil conducteur pour une majorité de start-up. Parmi celles ayant remporté un prix, deux d’entre elles proposaient des solutions intelligentes.  Appyparking fournit par exemple une plateforme aux collectivités locales et aux exploitants de parkings pour gérer leurs places de stationnement en anticipant les lieux et heures de pointe. Cargonexx, start-up allemande, optimise quant à elle le flux de marchandises grâce à un système prédictif basé sur le machine learning. Ces outils s’adaptent à tous les types de flux qu’ils soient marchands ou touristiques. « L’émergence d’une nouvelle classe moyenne dans certains pays en développement amène de nouveaux flux de touristes en Europe. Les centres historiques n’ont pas été pensés pour l’accueil d’une telle masse de population. Aussi, grâce à l’analyse des données, il sera désormais possible de gérer différemment les flux de visiteurs, par exemple en envisageant des ouvertures de lieux la nuit ou en dehors des heures pleines« , explique Emile Meunier. 

 

La France championne de l’esprit « start-up »

 

Fort de son succès l’an dernier avec plus de 500 start-up candidates, l’European startup prize for mobility s’est cette année un peu plus consolidé pour peser dans la compétition mondiale. « Nous nous devons de peser face à des concurrents de taille comme les Etats-Unis ou la Chine« , indique Emile Meunier. Ce programme européen d’accélération de start-up se targue d’être une initiative inédite combinant acteurs privés (des partenaires influents tels que le groupe ADP, GRDF, le groupe Europcar Mobility, la RATP) et publiques (il bénéficie du soutien du Parlement européen et de la Commission européenne). Les start-up ayant développé des solutions pour une mobilité plus propre et pour tous, ont jusqu’au 21 janvier pour déposer leur dossier. À partir de là, un comité de sélection européen accompagné d’une agence de notation se réunira pour la phase de recrutement qui s’achèvera avec l’annonce du top 150 des candidatures le 4 février 2019. Les dix meilleures entreprises sélectionnées dont les noms seront annoncés le 11 avril prochain, remporteront une tournée tous frais payés de cinq capitales européennes de la technologie. Elles y rencontreront des clients potentiels, des investisseurs, des accélérateurs d’entreprises et des partenaires locaux tout au long de l’année 2019. Quatre d’entre elles pourront bénéficier d’un mentorat entrepreneurial du Boston Consulting Group, afin de trouver des leviers de croissance et de décrocher des contrats en Europe et même au-delà. De manière générale, la participation à ce concours procure aux start-up une visibilité accrue, des opportunités de réseautage et des conseils avisés d’experts en ressources économiques et écologiques. Avec trois start-up primées sur dix, la France sortait l’an dernier championne du concours. Elle, comme l’Angleterre et l’Allemagne, montrent au travers d’un rendez-vous économique comme celui-ci, un “esprit start-up” solide et croissant. D’autres nationalités comme l’Espagne, le Portugal ou encore plus récemment la Pologne percent à leur tour dans ce milieu. 

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