NDC :  le point de vue d’un distributeur

Nouvelles technologies

Les compagnies aériennes sont à l’origine du lancement de la norme NDC. A terme, la promesse sera pour elles : la valorisation de leur catalogue, le contrôle de leur distribution et la faculté de mieux connaître leurs clients. En ligne de fond apparaît la perspective de mieux valoriser et vendre les ancillary services. Mais quel est le point de vue des distributeurs ?

 

Nous avons interviewé Aude Kremer : Directrice Technologie FCM France & Suisse, qui travaille sur la mise en place d’outils et services compatibles avec la norme, en collaboration notamment avec Amadeus dans le cadre du programme NDC-X.

 

i-tourisme : Pourquoi avoir choisi un partenariat avec Amadeus ?

 

Aude Kremer : Nous avions travaillé sur un prototype d’un système en propre pour nous « plugger » à un agrégateur de contenu NDC, car il est hors de question d’aller interroger, une par une, les compagnies. Mais nous faisons le choix d’explorer toutes les pistes en gardant notre indépendance et en restant ouverts sur nos options de partenariats.

Nous avons donc fait le choix de ce partenariat avec Amadeus car nous partageons la même vision, centrée sur le bénéfice client, et parce que nous souhaitions nous associer avec l’un des premiers fournisseurs mondiaux de solutions technologiques de l’industrie du tourisme, pour stimuler véritablement le changement. Nous avons donc été immédiatement séduits par leur programme NDC-X.

Amadeus n’est toutefois pas notre seul partenaire technologique dans la mise en place de la NDC. Nous travaillons également avec Sabre au niveau global.

 

i-tourisme : Comment cela se passe ?

 

Aude Kremer : Nous travaillons main dans la main avec Amadeus, au rythme des avancées technologiques. Nous avons des exigences liées aux besoins du voyageur d’affaires que nous exprimons à mesure des progressions. Nous collaborons en mode agile.

 

i-tourisme : Vous êtes très engagés ?

 

Aude Kremer : Oui. Nous avons toujours cherché à évoluer avec les mutations du secteur et les transformations des besoins de nos clients, c’est pourquoi nous nous intéressons à la NDC depuis de nombreuses années. Nous avons fait preuve de prudence car nous  attendions des signaux du marché, et de voir si l’adoption de NDC se confirmait.

 

i-tourisme : C’est le cas aujourd’hui.

 

Aude Kremer : Oui, tout à fait. Mais c’est récent. L’accélération s’est vraiment fait sentir ces derniers 18 mois.

De notre côté, cela fait près de 2 ans que nous travaillons en étroite collaboration avec des partenaires technologiques et de grandes compagnies aériennes pour nous assurer de jouer un rôle moteur dans l’élaboration de la roadmap NDC.

 

i-tourisme : Un mot sur la stratégie. Les compagnies aériennes sont les premières à vouloir vendre des ancillary services. Cela représente pour elles une opportune source de profit. Mais pour vous agence, l’intérêt financier est moindre ! Quelques euros de plus et un travail administratif contraignant.  Quelle est la raison de votre engagement ?

 

Aude Kremer : Le modèle économique qui sera mis en place est encore flou.  Pour nous, il est surtout clef de pouvoir proposer à nos clients l’offre la plus complète possible, en leur fournissant un service personnalisé : pouvoir accéder aux offres packagées des compagnies aériennes ou simplement prévoir l’accès à un lounge lors d’une escale un peu longue, ou un repas prenant en compte des préférences alimentaires ou religieuses spécifiques, etc… En tant qu’agence, notre priorité est de tout faire pour rendre le voyage plus fluide, confortable et moins stressant.

Il sera cependant indispensable d’avoir un cadre communiqué par les acheteurs ou travel managers, afin que l’ensemble des réservations s’inscrivent dans la politique voyage, en garantissant la maîtrise des coûts. Une chose est certaine, l’exigence des clients ne cesse d’augmenter. En améliorant encore notre potentiel service nous nous donnons plus de chance de pouvoir les fidéliser.

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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