Quelle empreinte écologique pour la croisière

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Interview Patrick Pourbaix directeur général France, Belgique et Luxembourg à l’occasion du lancement MSC Grandiosa

i-tourisme : Qu’avez-vous à répondre sur les accusations que l’opinion publique semble vouloir propager en ce moment sur la pollution des navires de croisières?

Patrick Pourbaix : Qu’il faut raison garder. J’entends des affirmations qui sortent de nulle part : qu’un bateau pollue comme 1000, 10 000, 100 000 voitures !!! Mais d’où sortent ces chiffres ? Ce compte ce sont les efforts que nous engageons pour réduire notre empreinte écologique. Comme tous les acteurs et tous les citoyens, nous devons prendre nos responsabilités. Mais arrêtons de colporter des allégations qui ne sont pas le reflet de la réalité.

i-tourisme : Alors, concrètement, comment réduire votre consommation Carbonne ?

Patrick Pourbaix : Notre industrie n’a pas attendu pour agir. La règlementation dans ce domaine a pris de saines décisions en imposant l’usage de fuel léger pour réduire les fumées dans les régions du globe particulièrement sensible. C’est le cas pour les mers du nord. Nous l’avons étendu pour nos navires en méditerranée. Nos derniers navires marchent au Gaz liquéfié qui supprime les émissions de particule fine et réduit de 85% celles de CO2. Nous avançons et nous nous efforçons de nous diriger vers un impact zéro.

i-tourisme : Est-réaliste ?

Patrick Pourbaix : Sur le long terme, oui et notre PDG monde s’y est engagé. Bien entendu, nous y parviendrons à l’aide de la recherche et des nouvelles technologies. Pourquoi pas des moteurs à l’hydrogène ? Toutes options sont à l’étude, sachant que nous sommes plutôt du côté des bons élèves, puisque nous contrôlons tout ce qui monte à bord, et donc tout ce qui sort.

i-tourisme : pour les déchets ?

Patrick Pourbaix : Exactement. Nous organisions un circuit vertueux de façon à incinérer à bord tout ce qui peut l’être et faire ressortir le reste, compacté avec un retour-usine direct. Nos navires sont équipés de centrale de désaliénation d’eau pour notre consommation. Nous utilisons désormais des peintures nouvelles qui permettent de mieux glisser sur l’eau afin de réduire notre consommation de fuel. Nous agissons sur de nombreux paramètres pour réduire notre empreinte écologique et ce n’est pas fini, mais c’est l’affaire de tous.

i-tourisme : pas uniquement une question de fuel ?

Patrick Pourbaix : C’est un tout et j’insiste pour dire que ce combat sera gagné uniquement si toutes les consciences vont dans la même direction. Je vous donne un exemple : nous avons supprimé tous les échantillons de produit de beauté dans les salles de bain, au profit de récipient intégré. Dons moins de conditionnement plasmique qui se baladent dans la nature. C’était pourtant une offre très appréciée par la clientèle. Mais en donnant les explications, le public comprend. Voilà la bonne démarche. Expliquer et associer tout l’éco-système pour parvenir ensemble à un impact zéro.

Crédit photo Christian Rombi

Publié par Rémi Bain-Thouverez
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