Roomn : les tendances technologiques à retenir pour 2018

i-tourisme

A l’occasion l’édition 2018 du salon Roomn à Monaco, la rédaction de i-tourisme est allée à la rencontre des différents acteurs du digital. Une vision à 360° de ce que seront les nouvelles technologies de demain et des questionnements autour de celles-ci.

 

Selon la société Accenture, 2018 sera marquée par 5 grandes tendances technologiques :

  • L’intelligence artificielle
  • La réalité augmentée
  • La véracité de l’information
  • The frictionless business
  • L’internet de la pensée

« Aujourd’hui l’entreprise a la capacité de s’appuyer sur des technologies matures et ce, dans tous les secteurs d’activités. Ce qui remet en question plusieurs éléments, dont le business model même des sociétés ». 2018 s’apprête à vivre un véritable «raz de marée » technologique. Dans le secteur du tourisme, ce challenge compte parmi les priorités comme le déclare Accor Hotels qui, suite à une transformation massive interne et externe, mise désormais sur la mobilité augmentée ou bien encore les parcours digitaux, notamment sur smartphone. « Notre application mobile a été entièrement repensée pour améliorer le parcours client. Il y a une volonté de le simplifier au maximum et surtout avoir des tarifs visibles. Notre ambition est de devenir les champions du digital » déclare Emilie Vasquez, vice-présidente Marketing e-commerce Accor Hotels.

L’avènement de l’intelligence artificielle est-il une bonne nouvelle ?

 

Que cela soit via un simple chatbot ou un avatar capable d’accompagner un client tout au long de son voyage, l’intelligence artificielle est désormais partout. Cependant, au-delà de l’intérêt qu’elle suscite, certaines interrogations persistent. En effet, qu’en est-il de la marge d’erreur parfois trop peu (pas) prise en compte ? Quelle place va-t-elle ou peut-elle prendre ?

Le conférencier et essayiste français spécialisé en neuroscience Idriss Aberkane explique « l’intelligence est un comme un chien, il est dressé par l’humain. Elle peut donc aussi bien être dressée de façon positive et bienveillante ou au contraire l’inciter à être agressive voire à tuer. Tout dépendra de ce que les hommes vont en faire et où sera la limite. Pour le moment il faut voir cette intelligence comme une compétence additionnelle à l’humain, et non à son remplacement. »

 

La RGDP en ligne de mire

 

Avec l’entrée en vigueur de la RGPD (règlement général sur la protection des données) au 25 mai 2018, le traitement des données est au cœur de nombreuses préoccupations. En effet, selon Samsung, seules 47% des grandes entreprises disent se sentir prêtes pour l’échéance, contre 17% seulement pour les petites et moyennes entreprises. Un véritable défi pour toutes les sociétés collectant de nombreuses données personnelles, notamment dans le secteur du tourisme.

 

Pour Idriss Aberkane, ces mêmes données sont extrêmement précieuses, d’où la nécessité de savoir les collecter et les utiliser à bon escient et ce, à travers tous les canaux,  « aujourd’hui il faut que l’on se rende compte que la data que nous récoltons vaut plus chère que le pétrole si elle est bien traitée et exploitée ».  Du côté de la mobilité, Samsung annonce un véritable « chantier » sur la flotte mobile. Un canal où les données sont collectées sous différentes formes, en continu, notamment à travers l’utilisation des applications qui comportent de nombreuses données dites sensibles (âge, adresse, coordonnées personnelles, comportement d’achat…). L’enjeu est de définir quelles seront les informations essentielles à collecter tout en garantissant la sécurité des usagers et ce avec leur consentement.  « Avec l’explosion du mobile, la récolte et l’utilisation des données se complique. Ce canal, devenu le 1er écran, est désormais au cœur de toutes les utilisations et les données qui en découlent vont devoir être traitées avec attention. Il faudra savoir faire la part des choses entre les données utiles et superflues, selon l’activité de la société qui les récolte », déclare l’équipe Samsung.

 

Du mobile first au mobile only

 

En 2017, 72% des utilisateurs d’un smartphone se disent « accro » avec une moyenne de plus de 200 connexions par jour. Pour Open, nous assistons aujourd’hui à un glissement progressif du mobile first vers le mobile only, « désormais le mobile est devenu l’écran principal, il est impossible de ne plus le prendre en compte et cela ne passe pas uniquement par un site responsive ».

Alors comment, par exemple, créer une application mobile à succès ? En moyenne, un mobinaute détient une trentaine d’applications mobiles sur son smartphone avec un turn over de 3 applications par mois. Afin de proposer une application performante, 3 éléments sont essentiels :

  • La récurrence d’usage
  • La personnalisation
  • La différenciation

Pour ce faire, il est essentiel de trouver la « Killer Feature », ce « truc en plus » qui répondra à un véritable besoin, de la mettre à jour (très) régulièrement et d’écouter les commentaires des utilisateurs.

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