Start-up de la semaine : Mamaz Social Food ou le « J’irai manger chez vous »

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La « Start-up de la semaine » braque chaque vendredi ses projecteurs sur une jeune pousse innovante, proposant un concept nouveau et/ou une nouvelle approche d’une thématique tourisme ou loisirs. Aujourd’hui, focus sur Mamaz Social Food, une plateforme qui permet de manger chez l’habitant et ainsi de connaître la culture locale. 

 

Quel est le concept initial ?

Mamaz Social Food est une plateforme de repas chez l’habitant. Elle met en relation des particuliers afin qu’il puisse se rendre à dîner chez des hôtes locaux et ainsi découvrir la culture et la gastronomie d’une région ou d’un pays tout en favorisant le lien social.

 

 

Comment ça marche ?

Il suffit au client de sélectionner le dîner qui lui plait, de faire une demande de réservation pour la date qu’il souhaite et de participer au repas. Une fois celui-ci passé, il lui est demandé de laisser un commentaire sur son expérience. Le prix du repas sera prélevé seulement une fois la réservation confirmée par l’hôte.
Il est également possible d’échanger avec l’hôte de son choix avant d’effectuer une réservation et de préciser d’éventuelles allergies ou des questions concernant un plat. Les hôtes s’inscrivent sur www.mamazsocialfood.com et mettent en ligne un repas après avoir accepté la charte qualité MamazSocialFood. Une fois le dîner mis en ligne, l’hôte reçoit un message l’informant d’une demande de réservation qu’il accepte ou refuse. Si la demande est acceptée, la réservation est confirmée. L’hôte à 72 heures pour valider la demande de réservation, sinon celle-ci est annulée automatiquement et le prix du dîner n’est pas prélevé sur le compte du client.

 

Quel « plus » pour le tourisme ?

Mamaz Social Food offre la possibilité d’être en contact avec des locaux, de bénéficier de leurs bonnes adresses et bon plans et d’être dans une optique de découverte « non touristique » mais authentique.

 

Quel est le cœur de cible ?

Toute personne amatrice de gastronomie et de rencontres culturelles.

 

Quel est votre élément différenciant ?

Notre atout majeur est la convivialité de nos hôtes et le rapport qualité prix, plus avantageux qu’au restaurant. Il faut compter 32€ pour un menu complet (entrée/ plat / dessert et boissons comprises). Nous sommes déjà présents dans plus de 70 pays et avons des délais de validations des annonces de près de 24 heures là où nos concurrents mettent environ trois semaines.

 

Quel est le marché potentiel ? 

Le monde compte 1,3 milliard de voyageurs annuels, nous aspirons à avoir entre 1% et 3% de ces voyageurs par an d’ici 7 ans, avec une commission moyenne de 4,5€ par personne.

 

Quel est le business model ?

Il repose sur une commission : nous ajoutons une commission de 20% sur les tarifs demandés par les hôtes. Cela inclut la TVA, les frais de marketing et de gestion de la plateforme ainsi qu’une assurance responsabilité civile
jusqu’à 9 millions d’euros par sinistre.

 

Quel est le niveau de maturité de la solution ?

La plateforme web est totalement fonctionnelle, nous sommes en cours de développement des applications IOS/ Android pour une sortie en fin d’année. Il faudra encore un peu de temps pour pouvoir réserver son repas seulement
quelques heures avant la date de celui-ci.

 

Faites-vous partie d’un incubateur ?

Nous faisons partie de l’incubateur de Kedge Business School où deux de nos trois associés ont étudié.

 

Cherchez-vous actuellement des financements ?

Nous sommes à la recherche d’un financement d’un peu plus d’1 million d’euros d’ici la fin de l’année.

 

Une actualité à annoncer ?

Un tour operator américain nous a déjà réservé plus de 1500 dîners pour 2020. Une ouverture de bureau aux Etats-Unis est prévue d’ici la fin d’année.

 

 

Et l’équipe ?

Tanguy Chevillotte
54 ans, diplômé d’expertise comptable, chef d’entreprise dans l’expertise après sinistre depuis 30 ans. Son projet initial ? Créer du lien social et une alternative au restaurant. Pilotage à ce jour : consultation des agences de communication, contact avec les financeurs (banque, investisseurs privés, etc.).

Antoine Litaise
22 ans, double master (Kedge et University of Limerick) en communication digitale et marketing. Créateur d’entreprise depuis l’âge de 17 ans. Son projet initial ? Proposer une alternative au restaurant axée sur le partage et l’échange de culture. Pilotage à ce jour : gestion de la stratégie de communication, recrutement de l’équipe, développement du réseau de partenaires et gestion du produit.

Alexandre Colombero
26 ans, Bachelor Kedge spécialité entrepreunariat, deux ans à l’école 42 à Paris. Son projet initial : créer une alternative au restaurant et un moyen de partage de la culture française. Pilotage à ce jour : gestion technique de la plate-forme, recrutement de développeur et co-gestion de la stratégie de communication.

 

Le « + » de l’info

Ce qui vous a donné envie d’entreprendre ?
Antoine était en Erasmus en Irlande lorsqu’il a eu l’idée du projet. Passionné de cuisine, il a commencé à inviter des étrangers pour leurs faire découvrir la gastronomie française. C’est en revenant en France et en discutant avec Tanguy et Alexandre qu’ils ont l’idée de créer une plateforme de repas chez l’habitant afin de faciliter les échanges culturels autour de la gastronomie et permettre à des hôtes de compléter leurs revenus en partageant des moments de convivialité.

Quelles qualités doit avoir un entrepreneur ?
De la pugnacité, savoir prendre du recul et ne pas se décourager lorsque les choses n’avancent pas aussi vite qu’espérées.

Quelle ambition ?
Devenir le plus grand restaurant du monde chez l’habitant et réaliser 1 million de repas réservés en 2021.

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