Start-up de la semaine : Weglot rend les sites web multilingues

i-tourisme

La « Start-up de la semaine » braque chaque vendredi ses projecteurs sur une jeune pousse innovante, proposant un concept nouveau et/ou une nouvelle approche d’une thématique tourisme ou loisirs. Aujourd’hui, focus sur Weglot, une solution qui permet de diffuser un site web multilingue quasi instantanément et sans compétence technique. 

 

Quel est le concept initial ?

Weglot est une API de traduction qui s’intègre à n’importe quel site web et le traduit facilement et rapidement. Weglot détecte automatiquement tout le contenu du site web et peut le traduire en 54 langues différentes. La solution étant en ligne, son installation ne nécessite pas de code. 

 

Comment ça marche ?

Il suffit de « brancher » Weglot à la technologie de gestion de contenus déjà utilisée (WordPress, Shopify, JavaScript, BigCommerce, Wix, Jimdo, Drupal, Laravel, Symfony, Squarespace). L’extension Weglot va alors se plugger sur le site de base. Une fois installée, l’extension apparaîtra en tant qu’onglet et pour finaliser son installation, il sera nécessaire d’ajouter une clé « API Weglot », avec la langue d’origine et les langues de destination. Une fois toutes ces étapes passées, l’API peut détecter tout le contenu à traduire et ensuite le diffuser dans toutes les langues choisies. Notre équipe n’est pas formée de traducteurs mais utilise des outils standards comme DeepL, Microsoft, Google pour offrir le meilleur volet de traduction possible. Nous sommes d’ailleurs à jour de ce qu’il se fait de mieux dans la traduction automatique et neuronale machine.

 

Quel « plus » pour le tourisme ?

Nous nous adressons à beaucoup d’acteurs ; hôteliers, restaurateurs, sites touristiques comme Notre-Dame. A l’occasion de la récolte de dons qui s’est déployée à l’international, il était bien utile de disposer d’un site disponible en anglais. Nous collaborons également avec des TPE/PME, hôtels privés, restaurants. Pour un hôtelier, avoir un site en anglais, c’est la base. Cette question se pose notamment au moment de mettre à jour son site.

 

 

Quel est le cœur de cible ?

Nous avons débuté il y a maintenant trois ans. Aujourd’hui, plus de 50 000 sites nous utilisent. Il s’agit essentiellement d’e-commerçants mais aussi d’entreprises qui ont un site vitrine et peu d’activité en ligne. Il est bon de savoir que quasiment 90% des consommateurs qui ne savent pas lire l’anglais, n’achètent pas sur un site non traduit.

 

Quel est votre élément différenciant ?

Bien évidemment, nous ne sommes pas les seuls sur le marché mais nous essayons de toujours préserver cet outil très simple d’utilisation et le plus fluide possible. Les problématiques techniques apparaissent dès lors que nous souhaitons améliorer l’efficacité de la solution en terme de SEO, pour le référencement des pages en langues étrangères dans la recherche Google.

 

Quel est le business model ?

Le prix dépend de deux variables, soit par abonnement, à hauteur de 250 à 300 euros par an pour une entreprise avec traduction illimitée, soit via un modèle freemium en fonction du nombre de mots traduits. Nous offrons par ailleurs notre service  aux sites qui ont peu de contenus. D’après les dernières statistiques, nous atteignons les deux millions de chiffres d’affaires, pour un marché qui représente dans le monde entier 50 milliards de dollars.

 

Quel est le niveau de maturité de la solution ?

Notre rythme de développement est assez rapide. Nous tentons de dévoiler de nouvelles fonctionnalités toutes les deux semaines. Nous souhaitons ainsi nous imposer comme la solution de référence de traduction de sites. Avant la solution était uniquement disponible sur deux CMS. Depuis peu, elle peut se greffer  sur n’importe quel type de technologie.

 

Cherchez-vous actuellement des financements ?

Nous avons la chance de pouvoir financer notre croissance sans difficulté. Notre première levée de fonds a eu lieu en mai 2017 avec Side Capital (Fonds d’investissement early-stage pour les start-ups tech & digitales), un coup de coupe qui nous permet largement de financer notre croissance et nos évolutions.

 

 

Et l’équipe ? 

Rémy Berda est doté d’un background d’ingénieur (France et Etats-Unis). Il a commencé à faire du conseil dans une société d’IT puis a créé une première start-up (Spothers), tout en s’occupant de la partie web. Frustré de la traduction web dans ses précédentes missions, a eu l’idée de développer une solution pour y remédier.

 

Augustin Prot : Parcours dans la finance et le commerce, travaillant ensuite dans la fusion-acquisition. Le besoin de s’essayer à un nouveau challenge lui a offert de rencontrer Rémy Berda, son futur collaborateur.

L’équipe est aujourd’hui constituée de 15 personnes à Paris. Nous envisageons de grandir d’ici les prochains mois et d’être une vingtaine à la fin de l’année.

 

Le « + » de l’info

Ce qui vous a donné envie d’entreprendre ?

L’envie de construire quelque chose de zéro et de devoir se frotter à plein de problèmes, trouver des solutions diverses et variées toute la journée. Chaque jour est différent et nous offre une grande diversité de tâches

 

Quelles qualités doit avoir un entrepreneur ?

Un mélange d’optimisme et de résilience.

 

Quelle ambition ?

Nous rêvons de devenir un jour le « no-brainer » (sans effort intellectuel, ndlr) de la traduction web.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *