Viva Technology : La grand-messe !

i-tourisme

Du 24 au 26 Mai 2018 se déroulait à Paris le prestigieux salon Viva Technology, Un rendez-vous incontournable pour découvrir les dernières innovations technologiques. Résumé de ces 3 jours intenses où la technologie et l’innovation ont fait vibrer le Parc des Expositions.

 

Techno Feel

 

L’événement Viva Technology, installé porte de Versailles dans le hall 1 du Parc des Expositions et créé en 2016 sous l’impulsion du groupe Publicis et des Echos, uniquement pour les professionnels au début, s’ouvrait cette année au grand public. Un espace de 45.000 m², réunissant 8 000 start-up internationales, événement animé par 3 000 speakers de prestige, environnement rempli de robots, de machines plus stupéfiantes les unes que les autres, d’écrans surdimensionnés, de taxis volants, de fight code. Pas de doute, ici, le virtuel est devenu réel.

 

Émulation

 

Toutes les jeunes pousses présentes à la dernière édition restent unanimes, Viva Technology est « The Place to be ». Mais pourquoi ? La participation à l’événement en soi est déjà un moment unique. Quoi de mieux pour un entrepreneur que de se retrouver au cœur de ce foisonnement d’idées ingénieuses, de porteurs de projets enthousiastes et de technologies de pointe ? Donc, premier élément intéressant: l’émulation. Puisque les grands groupes côtoient les start-up de demain, c’est l’occasion rêvée de se faire connaître ou reconnaître.

 

Vitrine pour tous

 

Exposer sur un grand stand ou disposer d’un simple « corner » avec juste une petite pancarte sobre pour présenter un produit, une solution, une idée, constituent alors le premier pas vers la légitimité et le passage en mode opérationnel. En effet, les start-up sont légions, c’est donc un vivier extraordinaire pour les leaders du monde technologique comme Facebook, Google, Orange, … mais pas que avec la présence de Bouygues, LVMH, SNCF et ManPower. Et des cohortes de chasseurs de tête ou autres spécialistes des RH qui restent toujours en quête de profils prometteurs. « Viva Tech » (son petit nom pour les intimes) centralise en quelques jours tellement de potentiels, d’idées innovantes qui sont destinées à rayonner ensuite auprès des 1 900 investisseurs présents cette année !

 

Rayonner et recruter

 

Les vidéos publiées par VivaTech génèrent plus de 1,4 milliard de vues en, à peine, 3 jours. Autant dire que le potentiel et le retour médiatique se révèlent un atout majeur pour tous, aussi bien pour les intervenants (parfois politiques) que les grandes institutions, les investisseurs et les start-up. Ainsi, la plateforme Talent Job développée par le groupe Manpower, qui permet de candidater pour 700 postes, reçoit plus de 3500 candidatures exclusives. Afin de séduire les 18 000 étudiants visiteurs, sont présents de nombreux pôles de recrutement des partenaires de VivaTech : AccorHotels, Airbus, Cisco, Engie, ManpowerGroup, PMU, RATP Group, Sanofi,SNCF, Sodexo, TF1 Groupe, Valeo, Vinci Energies, Facebook, IBM, L’Oréal et la Région Ile de France. Microsoft, Softbank Robotics, Hewlett Packard Enterprise, SAP, Région Auvergne Rhône Alpes, Région Centre Val de Loire, SAP, Thales et Total.

 

 

International Departure

 

Parce que Viva Technology concentre les acteurs et les innovations des quatre coins du globe (50 % des startup présentes sont étrangères), les speechs se font en anglais. English Speaking only! Ce qui permet à de nombreuses start-up mondiales de participer à Viva Tech. Par exemple, la société israélienne Nutrito Health présente en 2017, qui collabore maintenant avec Sanofi et a levé récemment 8 millions de dollars pour son application dédiée aux diabétiques.

 

Cap vers le futur

 

Cette année 2018 ouvre de magnifiques perspectives d’avenir, aussi bien pour les multinationales que pour les jeunes start-up. Le discours du Président de la République, Emmanuel Macron, donne le coup d’envoi de VivaTech et renouvelle sa volonté de placer la France comme leader dans le domaine de la technologie. Il réitère sa promesse de mettre en place de nouvelles initiatives afin de favoriser l’émergence d’innovations. Mais cette fois, il s’engage à porter la France comme modèle en terme de fiscalité, soulignant que le succès des start-up ne doit pas générer de jalousie au détriment des autres entreprises plus conventionnelles. (Les jeunes entreprises ne sont, pour le moment, pas toujours soumises aux mêmes taxes que les grosses firmes déjà bien implantées sur le marché du travail.)

 

 

Beaux Discours …

 

Si Emmanuel Macron inaugure l’évènement, de nombreux leaders font ensuite leurs apparitions, signe que Viva Tech devient incontestablement un phénomène mondial. Le Président Rwandais, Paul Kagamé, fait acte de présence, rapidement effacé par les maîtres incontestés de la technologie. En effet, le PDG de Microsoft Satya Nadella, son homologue d’Alphabet Eric Schmidt et le CEO d’Uber, Dara Khosrowshahi interviennent sur la Stage One (principale scène avec un accès sécurisé et limité en nombres de personnes). Mais la vedette de cette année, très attendue par la foule et les journalistes, Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook déçoit les participants, bien qu’acclamé par une foule en délire. Prévue à 17h30 pour la journée d’ouverture, l’interview menée par Maurice Levy, Président du conseil de surveillance du groupe Publicis ne satisfait pas les attentes des spécialistes.

 

Il est question du scandale de Cambridge Analytica, de la protection des données personnelles, du modèle économique et du réseau social ou encore de l’utilisation de l’IA et des dérives possibles. Mais la star du web maîtrise avec brio l’art de la rhétorique et de la non réponse. D’un autre côté, l’intervention d’Eric Schmidt, tout aussi attendue se révèle bien plus constructive et pragmatique et offre des éléments concrets aux porteurs de projets dans le domaine de l’informatique

Start (me) up

 

Viva Tech sélectionne les fleurons des innovations parmi une myriade de secteurs très différents. En 2018 fleurissent autant de projets tournés vers la mobilité, la robotique, l’e-santé, l’intelligence artificielle, l’informatique (évidemment), le gaming, la réalité augmentée, la reconnaissance faciale ou encore la défense, en passant par la fintech (secteurs financiers et bancaires), les médias ou l’écologie. Sans surprise, les casques de réalité virtuelle, les nouveautés de Facebook et les robots attirent une foule compacte, mais les petits espaces ne manquent pas d’intérêt. Petit tour d’horizon non exhaustif des stands par secteurs d’activités présents cette année.

 

I Robot

 

Les robots, Pepper et NAO de SoftBank Robotics se révèlent les chouchous du grand public, avec leurs grands yeux naïfs, un peu enfantins. Ils sont plus là tant pour divertir que démontrer une nouvelle avancée dans le domaine de la robotique. Ainsi, les robots NAO utilisés dans quelque hôpitaux de France accompagnent les enfants atteints de maladies chroniques qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale. Les Androïdes sponsorisés par EDF se montrent bien plus impressionnants, par leurs tailles mais aussi par leurs capacités. Alors que le Rovenso s’adapte à n’importe quel type de terrain, MIP Robotics constitue l’un des bras articulés le plus puissant et performant destiné aux entreprises automatisables. D’autres modèles présents tout au long de l’événement amusent la galerie et font danser les plus enthousiastes. Les Cyberdroïd conçus par la startup limougeaude éponyme pour l’accompagnement personnel et les loisirs peuvent être aussi utilisés dans un cadre professionnel, par exemple pour animer une réunion.

 

 

Transportés

 

Avec un discours très ciblé sur l’entreprise et néanmoins intéressant, Dara Khosrowshahi, CEO de Uber, explique sur la Stage One le succès de sa plateforme. Pour lui, le concept et le rôle de Uber restent « d’aider à faire la différence en étant efficacement mobile ». Dans cette logique, la mobilité occupe une grande part de l’exposition, avec entre autres : les stands d’Airbus, de La Poste et de la SNCF . Mais cette dernière peine à convaincre, même ses speakers manquent de conviction.

 

Taxi

 

Le prototype d’Airbus avec son Taxi Volant attire une masse fourmillante dans une ambiance survoltée. Ici, les visiteurs s’agglutinent pour faire des selfies devant cette voiture/drone ou devant les miniatures des futurs hélicoptères. Un peu plus loin, le taxi volant de Uber rivalise en démonstration avec la réalité augmentée. De son côté, le taxi de SeaBubble, avec qui il sera possible de naviguer sur la Seine demain attire tout autant. Pour continuer à planer, les fans de drones ne sont pas déçus avec une présence pléthorique de machines volantes toujours plus imposantes. Mais, pour encore aller plus haut dans l’espace, le public découvre, au détour d’une allée, la réplique de la Station Orbitale ISS sur le stand de Hewlett-Packard Enterprise.

 

 

Pépites

 

Soutenues par les pères fondateurs de Viva Tech (LMVH, BPI, BNB Parisbas,Google), les start-up brillent devant un public critique mais surtout curieux des pitchs (3 minutes pour convaincre) qui se succèdent à un rythme effrené. Ainsi, l’invention de Lambert Trenoras, fondateur de Gyrolift, une société qui développe un nouveau modèle de fauteuil roulant vertical, reçoit un franc succès et le soutien de TF1. Il promet de faire bouger les 8 millions de personnes à mobilité réduite que compte la France.

 

Fight Code

 

La majeure partie des innovations présentées dans le cadre de ce rendez-vous technologique, sont conçues grâce notamment à une bonne connaissance des outils informatiques et plus précisément du codage. Pour illustrer cela auprès du grand public, les développeurs se lancent dans une lutte ludique sur une scène spécialement aménagée durant le samedi, dernier jour de l’événement. Les affrontements sur le ring de codage sont ponctués de récompense et même ceux qui ne comprennent rien à l’informatique suivent les combats avec curiosité.

 

IA, le cœur névralgique

 

L’interview de Matthew Hancock, secrétaire d’état à la culture, aux médias et au sport britannique, illustre parfaitement l’engouement autour de l’utilisation et du développement de l’IA. « Démystifier l’IA », reste le mot d’ordre des différents acteurs du numérique présents à Viva Tech. Souvent, la peur d’une perte de contrôle réside dans l’incompréhension du fonctionnement des algorithmes et de ces nouveaux outils.

De Lydia Babaci-Victor (Directrice du développement pour la groupe Vinci) à Mark Zuckerberg, tous les intervenants font l’apologie du potentiel de l’IA. Nicolas Bouzou, présent sur le stand de ManPower explique devant un public attentif, que l’IA n’est pas une menace pour les emplois. De son côté, Lydia Babaci-Victor est persuadée que la peur engendrée par l’IA s’efface en démontrant au grand public les avantages dans le quotidien.

 

Rêves Accessibles

 

Tout en promesses et en démonstrations futuristes, l’édition 2018 de Viva Technology montre l’intérêt de tous pour la transition numérique, les nouveaux usages et les outils de demain. Cette « Grand-Messe de la Technologie » voulue par Maurice Levy pour placer la France au centre du monde digital augure d’un bel avenir pour les startup mais surtout d’un beau développement des usages de la technologie dans beaucoup de domaines.

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