XIX – En vacances avec ma blockchain, du concept aux applications concrètes

i-tourisme

Le Welcome City Lab a dévoilé le second tome de son « Cahier des tendances ». Un ouvrage qui recense toutes les tendances d’aujourd’hui (et de demain) dans le secteur du tourisme et du voyage. Chaque semaine et en exclusivité, i-tourisme et Le Quotidien du Tourisme vous dévoilent une nouvelle tendance. Cette semaine, focus sur la blockchain et sa relation (compliquée) avec le secteur du tourisme. 

 

Peu d’articles sur le sujet, absence de la thématique lors des grandes conférences
d’e-tourisme, est-ce un manque d’intérêt du secteur pour la technologie blockchain ? Non évidemment. Seulement toutes ses possibilités ne sont pas encore accessibles, raison pour laquelle l’on peut avoir l’impression qu’elle reste une chimère.

Les exemples de cryptomonnaies liées au tourisme se multiplient. À Hawaï, le parlement a formé un groupe de travail pour étudier cette tendance qui touche ses principaux marchés émetteurs. Au Japon, un amendement de la loi sur les banques reconnaît depuis avril 2017 les monnaies cryptographiques comme moyens de paiements légaux. De là à payer ses vacances avec, il n’y a qu’un pas. Ainsi, pour faciliter les achats des touristes (notamment asiatiques), certaines entreprises commencent à proposer la possibilité de payer en Bitcoin, en ligne ou en boutique (Isilines par exemple, ou Expedia dès 2014).

 

Bientôt dans les guides touristiques

La blockchain qui utilise le Bitcoin est actuellement la plus populaire, mais son cours est très volatil et elle présente des fonctionnalités limitées. Devant le potentiel des crytomonnaies, des alternatives se développent pour aller au-delà du simple échange de jetons. C’est là une autre force de la technologie blockchain, qui pose des bases sur lesquelles l’on peut construire d’autres monnaies locales comme le Nautiluscoin, sur l’île grecque Agistri.

Créé pour rassurer les touristes après la crise de liquidités en 2015, il devait permettre la mise en place de stratégies de fidélisation et de gamification sur la destination. De la même façon la société Loyyal, en collaboration avec SMART Dubai, a développé une solution basée sur la blockchain pour créer et gérer des programmes de fidélisation et de récompense des usagers. Une application concrète est par exemple de permettre aux touristes visitant des attractions
méconnues de Dubai, de se voir offrir des points de fidélité à utiliser dans les commerces.

 

Dans un second temps, en approchant les acteurs touristiques, un voyageur membre du programme de fidélité Emirates pourrait directement régler sa course en Careem (l’Uber local) avec ses points de fidélité transformés en actifs. Grâce à la blockchain, les entreprises du tourisme pourraient développer leurs programmes de fidélité et en faire bénéficier les acteurs locaux. Autre point : les échanges via la blockchain permettent une désintermédiation totale, la création et l’animation automatique de contrats intelligents. Ainsi les possibilités sont illimitées : réservation d’hébergement sans intermédiaire mais avec un contrat faisant force de loi, assurances contre les retards de transports avec dédommagement automatique, sécurisation et certification des avis clients, etc. Tout cela devient possible en ajoutant de nouvelles couches à l’infrastructure simple mais robuste de la blockchain Bitcoin.

 

Future destination n°1

 

La blockchain, quoique tendance, reste méconnue. Pourtant malgré sa complexité au premier abord, elle est assurément une menace pour les plateformes d’intermédiation dans le tourisme. Clients finaux et prestataires de services ont désormais une technologie leur permettant de concrétiser leurs transactions sans intermédiaires ni garants, en toute confiance.

 

[ Retrouvez tous les chapitres du Cahier des Tendances sur ce lien.]

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