César Balderacchi défend l’esprit de la réforme

Institutions

« Ceux qui mettent en doute le rôle du Snav veulent ignorer son fonctionnement. »
« Limiter les mandats des administrateurs est arbitraire et antidémocratique. »
« Le Snav est un organisme de réflexion animé par des professionnels en activité. »
César Balderacchi sort de sa réserve. Les différentes interprétations qui ont couru concernant la modification de la règle de limitation du nombre de mandats des administrateurs du Snav (actuellement trois mandats de trois ans) l’ont conduit à préciser certains points concernant le fonctionnement du syndicat. « Je m’étonne que l’on mette en doute la démocratie à l’intérieur du Snav. Ceux qui disent cela ne doivent pas avoir la moindre idée de la manière dont sont prises les décisions à l’intérieur de nos instances. » Il rappelle donc que les administrateurs sont élus librement à l’intérieur des conseils professionnels (les « familles ») eux-mêmes constitués de représentants choisis par des chefs d’entreprises qui ont acquitté leur cotisation syndicale. « Tout le monde peut se présenter et les conseils professionnels, comme d’ailleurs les 17 conseils régionaux, disposent d’une véritable autonomie de décision. Ce sont eux qui vont ensuite constituer le conseil national (1) qui aura la charge d’élire le président et le vice-président. » César Balderacchi en vient à la question qui fait débat : faut-il faire sauter pour les administrateurs seulement (il n‘est pas question de modifier la règle pour le président) la limitation à trois mandats. « C’est une règle arbitraire et antidémocratique, soutient-il. Si les agents de voyages responsables se choisissent des représentants parce qu’ils les jugent capables, en quoi cela pose-t-il un problème ? Les gens qui se présentent sont volontaires, bénévoles et mènent leur action à l’intérieur du syndicat parce qu’ils souhaitent défendre les entreprises de tourisme. » Il réagit aussi aux allégations concernant, dit-il, le « retour des dinosaures ». « Le Snav n’est pas une maison de retraite. C’est un organisme de réflexion et de travail animé par des professionnels en activité. C’est injuste, et injustifié, voire inélégant pour certains administrateurs et administratrices… », ironise-t-il. Quant à la rumeur qui voudrait qu’il cherche un subterfuge pour se représenter, à la présidence du Snav, il la balaie d’un revers de main : « Je ne suis pas candidat ! » Il rappelle aussi qu’il s’agit d’entériner la nouvelle composition du bureau exécutif, le gouvernement du Snav. « Actuellement le bureau comprend six membres représentant les familles du conseil national et du président du Clair (2). Il paraît normal que le vice-président et le trésorier intègrent le bureau. »
(1) Six membres issus des six familles, plus les 17 présidents des Snav régionaux, le président de l’APS, le président de la SIAV (Société informatique des agences de voyages), le président de la FNCDT et un président honoraire, soit 57 membres constituent le conseil national.
(2) Comité de liaison d’action inter-régionale.
La Fédération ? Elle existe déjà !
César Balderacchi est surpris que l’on veuille transformer le Snav en une fédération. Une opération cosmétique, selon lui, et il n’est pas le seul. Le président de Manor, Jean Korcia, affirmait récemment qu’il ne voyait « pas d’intérêt à l’éclatement du syndicat. (…) Ce n’est pas en divisant nos forces que nous serons plus puissants ». Le président du Snav note surtout que tous les ingrédients de la fédération existent bel en bien en l’état, dans l’actuelle organisation qui accorde déjà une grande autonomie aux conseils professionnels et régionaux.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *