Com zéro : chez Tourcom, les travaux continuent

Institutions

Aider tout au long de 2005 les agences à passer le cap de la commission zéro.
Parfaire le partenariat avec TQ3 pour muscler l’activité voyage d’affaires.
Pas question pour le réseau volontaire d’ouvrir un site Internet marchand.
Ce n’est pas une surprise : lors de la convention de Tourcom à Strasbourg, le passage à la commission zéro a été au cœur des ateliers de travail et des diverses interventions. Alors que circulait dans les couloirs une pétition destinée à sensibiliser Gilles de Robien, ministre des Transports, aux conséquences désastreuses de la suppression de la commission, Richard Vainopoulos, président du réseau volontaire, faisait part quant à lui de sa confiance. « A partir du 1er avril, nous allons prendre conscience de notre compétence et de notre valeur. » Après l’envoi de la matrice début novembre, l’organisation de trois ateliers consacrés aux enjeux du changement de rémunération pendant la convention, place maintenant à la formation des chefs d’entreprise et des vendeurs au cours du premier trimestre 2005. « Plus d’un tiers des patrons de Tourcom affaires ont fait une demande trois jours seulement après l’ouverture des inscriptions. » De plus, Tourcom Affaires, Tourfinance et TQ3 plancheront « dès le début de l’année sur le suivi du marché et l’adaptation éventuelle des outils ». Enfin, on sait que les entreprises vont plus que jamais mettre en concurrence les réseaux d’agences qui doivent désormais faire payer leur service. Le partenariat Tourcom-TQ3 s’inscrit ainsi autour d’un seul but : « Comment gagner de l’argent ensemble ? » A cette question, Arnaud Ameline, directeur général de TQ3 France, a eu une réponse limpide. « Ce partenariat permet à TQ3 de servir un client qui souhaite recourir à des agences de proximité pour ses filiales et cela permet au point de vente Tourcom de trouver une nouvelle source de revenus dans des prestations ponctuelles. » Et, dans l’autre sens, « l’agence Tourcom peut conserver un client qui ne veut plus qu’une seule agence pour ses implantations dans plusieurs pays ». Enfin, Richard Vainopoulos, président du réseau volontaire, a été catégorique sur le dossier Internet. « Nous n’allons pas ouvrir un site marchand Tourcom qui entrerait en concurrence avec les adhérents. »
Valeur faciale : Richard Vainopoulos appelle à l’union
Le développement du billet électronique, les avancées obtenues sur les tarifs négociés et entreprise n’empêchent pas Richard Vainopoulos de se battre, encore et toujours, pour obtenir de la part des compagnies la suppression de leurs tarifs sur les billets. Il cherche maintenant à obtenir l’aide de tous les responsables de la distribution pour avoir gain de cause dans ce dossier. « J’invite tous les présidents de réseaux nationaux à me rejoindre dans ce combat pour la liberté commerciale. Aucun de nous ne peut se permettre de rester indifférent à cet enjeu. C’est désormais le devoir de chacun de se battre dans l’intérêt de tous. » Il précise : « Les réseaux, par delà la diversité de leur identité et de leurs choix stratégiques, ont une occasion unique de se retrouver et de défendre d’une même voix l’intérêt de notre profession en réclamant la libre gestion de la valeur faciale des billets d’avion. » Pour Richard Vainopoulos, maîtriser la valeur faciale, « c’est la contrepartie de la commission zéro ». Il rappelle en effet que « les compagnies ne peuvent à la fois supprimer le commissionnement des agences et vouloir continuer de contrôler leur prix de vente ». Il ajoute que « rien, ni dans la législation sur le mandant, ni dans les conventions internationales ou les résolutions Iata, n’autorise les compagnies à imposer leur prix de vente sur les billets vendus par la distribution ».

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