Commission zéro : l’espoir vient du Sud

Institutions

Disparition d’un grand nombre d’agences aux États-Unis.
En France, les distributeurs vont fixer les règles.
En Espagne, frais de dossier bien perçus par les clients.
Si l’on en croit Michel de Blust, secrétaire général de l’Ectaa, « 40 % des agences aux États-Unis ont disparu depuis l’imposition de la commission zéro entre 1995 et 2001 ». Un chiffre qui fait peur mais reste à pondérer car bon nombre d’entre elles exerçaient une activité en dilettante. Souvent même la vente de voyages ne constituait qu’un parallèle à l’exercice d’un autre métier. En France, la réalité est tout autre. Michel de Blust d’ailleurs ne s’y trompe pas : « La valeur ajoutée des agences françaises est supérieure à celles d’outre-Atlantique auparavant. Elles vont gagner à ne plus être dépendantes des compagnies traditionnelles. » Il n’empêche, avec l’avènement d’un nouveau modèle économique, Jean-Pierre Mas, président du réseau Afat, craint la disparition de 15 % à 25 % des agences en France. C’est aussi pour cela qu’il a exhorté ses troupes à se mobiliser et à se battre lors de la récente convention tenue à Fès (Cf. QDT d’hier). Pour Michel de Blust, « la suppression des commissions devrait permettre de rompre le lien obligé avec l’Iata qui favorise trop les transporteurs ». Selon lui, début 2005, les clients des agences de voyages vont pouvoir normalement accéder à tous les tarifs aériens européens, ce qui n’est pas le cas actuellement. Avant de préciser que « ce sont les distributeurs qui fixeront les règles, et non plus les fournisseurs ». A priori une bonne nouvelle ! Autre signe encourageant, la situation en Espagne où l’on semble s’être bien adapté à la mise en place d’un nouveau modèle économique. En effet, selon Maria Dolores Escura, vice-présidente d’Avasa (le plus important groupement d’agences en Espagne), « avec l’arrivée de la commission zéro, les agences n’ont pas perdu au change grâce à l’introduction des frais de dossier qui ont été très bien perçus par le client ». Un discours qui a « rassuré » un agent en convention à Fès : « L’exemple espagnol est un grand message d’espoir », a-t-il déclaré. Sauf que le marché espagnol, en pleine expansion, n’est pas tout à fait comparable au marché français.

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