Constitution du Snav, mode d’emploi

Institutions

Les « familles » vont tenir leurs AG la semaine prochaine.
Des obstacles à franchir pour briguer la présidence.
Le tout s’inscrit dans un projet de réforme des statuts.
À moins d’une semaine de l’assemblée générale du Snav (jeudi 24 mars à 9h30) – et au moment où les conseils professionnels s’apprêtent à tenir leurs assemblées générales -, il n’est pas inutile de faire un point sur le fonctionnement des institutions du syndicat. Déjà l’adhérent doit choisir un conseil professionnel en fonction de son activité. Les administrateurs élus au sein des six familles choisissent le président du conseil professionnel, leur représentant au bureau exécutif, et les six représentants au conseil national du Snav. Et c’est bien le conseil national – et non le bureau exécutif – qui élit le président et le vice-président du syndicat. C’est dire qu’il existe de nombreux obstacles à franchir avant de pouvoir briguer effectivement la présidence du syndicat. Il faut souligner que tous les présidents de région – ils sont seize – sont membres de droit du conseil national. Ils doivent donc se concerter et s’entendre, car ils peuvent largement influer sur la politique du syndicat que définit le conseil national. Rappelons que dès son adhésion au Snav, l’agence est automatiquement membre d’une chambre syndicale régionale (CSR). Les adhérents de chaque CSR élisent des administrateurs qui eux-mêmes choisissent un président. Dans le cadre de la réforme du syndicat, l’une des pistes de réflexion sera peut-être de diminuer le poids des régions et de donner plus de pouvoir au bureau exécutif qui met en œuvre la politique définie par le conseil national. Ce qui n’empêche pas une autre piste de réflexion : que chaque région française puisse avoir un président, ce qui n’est pas le cas actuellement. Enfin, on pourrait imaginer que ne subsistent plus que trois familles : les producteurs, les distributeurs – avec une distinction entre réseaux intégrés et indépendants – et les réceptifs. Une chose est certaine, le successeur de César Balderacchi aura du pain sur la planche.

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