Coronavirus : Edv et Seto demandent des mesures supplémentaires d’urgence

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La situation va vite devenir critique pour de nombreuses entreprises du tourisme. ©Adobe Stock

Les avancées déjà obtenues par les pouvoirs publics sont jugées insuffisantes par les deux organismes pour assurer la pérennité des entreprises et garantir l’emploi.

 

Dans un courrier adressé aujourd’hui à ses adhérents, les Entreprises du Voyage reviennent dans le détail sur les mesures obtenues auprès des pouvoirs publics lors des récentes réunions : reconnaissance de notre secteur comme secteur prioritaire, désignation d’un interlocuteur unique (Jean-Baptiste Lemoyne), facilitation de l’accès à l’activité partielle dans les entreprises avec acceptation tacite des dossiers avec un délai maximum de 4 jours et majoration du taux de prise en charge, et report du paiement des charges sociales patronales, de la TVA et des impôts des entreprises.

 

« Ces avancées significatives sont positives mais insuffisantes pour assurer la pérennité des entreprises et garantir l’emploi », jugent les Edv et le Seto, qui ont demandé des mesures supplémentaires d’urgence dans un courrier commun adressé hier au ministre de l’Économie Bruno Le Maire et au Secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne.

 

Un avoir plutôt qu’un remboursement, comme en Italie

 

Parmi ces demandes figurent le dégrèvement (et non seulement le report) des charges sociales patronales et de la TVA pendant la durée de la crise; l’adoption en France, comme cela vient d’être fait en Italie, de l’autorisation de remplacer l’obligation de rembourser lorsque le voyage ne peut pas être effectué par l’émission d’un avoir valable un an; l’automaticité de la garantie par la BPI des reports en fin de période des échéances de prêts des mois de mars avril, mai et juin pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille; le retrait de la mention anxiogène et très contestable en matière de protection de la santé publique, des « conseils aux voyageurs » demandant d’éviter les voyages à l’étranger, et depuis quelques jours des croisières; et enfin l’intervention auprès du CIRI et/ou de la BPI afin de faciliter et garantir les prêts de trésorerie ou de restructuration des entreprises.

Seront-ils entendus ? Une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine.

Publié par Céline Perronnet
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Vos réactions

  1. TRÈS MAUVAISE NÉGOCIATION !

    Le SETO et Edv font une grave erreur en se félicitant de la mise en place d’un AVOIR. Cette décision est très grave pour notre activité puisqu’elle repousse le problème à l’année prochaine. En effet, nous allons certes garder en caisse les paiements des clients cette année mais, dans la mesure où les clients se reporteront l’année prochaine, non seulement cela entraînera une surcharge de travail identique à la création d’un dossier mais cela nous privera de nos marges pour la saison prochaine ! Soyons réalistes, les reports pour cette année vont être quasiment impossibles.
    Et nous pouvons nous poser les questions suivantes :
    Quid des clients qui ne peuvent plus partir ?
    Et si l’augmentation des coûts liés au voyage reporté est refusée par le client ?…
    A la fin, c’est bien la modalité du remboursement qui se posera.
    Une autre approche, qu’on pourrait appeler « frais exceptionnels de solidarité », consisterait à rembourser le client en gardant la marge de 10% (pour un travail déjà fait de toute façon) sans pour autant reporter le voyage et cela éviterait aussi le surcroît de travail des équipes qui ne seraient pas rétribué pour cela. Nouveau voyage, nouvelle marge !
    La majorité des clients comprendront cette mesure dans un esprit solidaire vis-à-vis des entreprises. Un consommateur survivra en perdant 10% de son voyage annulé. Une entreprise ne survivra pas en perdant la totalité de ses revenus !

    Si vous n’êtes pas d’accord avec cette AVOIR et que vous pensez que les « frais exceptionnels de solidarité » sont la meilleure solution, faites-le savoir au Secrétaire d’Etat au tourisme, Jean-Baptiste LEMOYNE à sp.se@diplomatie.gouv.fr

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