Coronavirus : les 5 aides du gouvernement obtenues par les pros

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Parmi les mesures : le report des charges sociales et fiscales par simple envoi d'un mail. ©Adobe Stock

Reçues ce matin par plusieurs ministres, les organisations ont décroché plusieurs mesures de soutien à la filière en grandes difficultés à cause du Coronavirus.

 

Il y avait urgence ! Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, ont reçu ce matin une cinquantaine d’acteurs économiques nationaux touchés par le coronavirus.

 

Parmi eux figuraient Les Entreprises du Voyage (Edv) et le SETO, représentés par Valérie Boned, secrétaire générale, et René-Marc Chikli, président. Selon un communiqué publié hier après-midi par les Edv, « Bruno Lemaire a exprimé sa volonté de soutenir les entreprises touchées » et à en faire « sa priorité absolue ».

 

Ce soutien passera notamment par cinq mesures qui « répondent en partie aux demandes » exprimées par courrier par les deux syndicats la semaine dernière, et qui visent à améliorer les dispositifs déjà existants plutôt qu’à créer de nouvelles mesures.

 

Report et allègement des charges

 

A l’issue de la réunion, les entreprises du secteur se sont vues accorder plusieurs mesures : le report des charges sociales et fiscales par simple envoi d’un mail (paiement des cotisations URSSAF, dont la taxation des CDDU, paiement de l’acompte IS, TVA) ; l’allégement des charges et le dégrèvement d’impôts au cas par cas « s’il s’agit d’une question de survie pour l’entreprise » ; l’élargissement de la garantie BPI pour les prêts de trésorerie avec un accès facilité par un numéro vert ; le recours à l’activité partielle facilité avec un délai de traitement très raccourci. Celui-ci devrait être de 48h avec une acceptation tacite s’il n’y a pas de réponse dans les 4 jours. Bruno Lemaire et Muriel Pénicaud ont également garanti la rétroactivité des prises en charge.

 

Enfin, à la demande des professionnels, il sera étudié très rapidement le relèvement du taux de prise en charge par l’état du coût horaire du « chômage partiel » qui est actuellement de 7,74 euros/ heure pour les entreprises TPE/PME pour s’aligner sur le taux horaire du SMIC soit 10,15 euros/ heure.

 

« Nous avons insisté, ainsi que toutes les organisations présentes, sur la nécessité du déploiement de ces mesures très rapidement et de façon homogène sur le territoire », indique le communiqué.

 

Une réflexion autour de la création d’un fonds de solidarité, qui permettra au moment de la reprise d’accompagner les entreprises qui auront besoin de trésorerie, a également été demandée.

 

Une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine.

Publié par Céline Perronnet
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