Défaillances : les groupistes entre le marteau et l’enclume

Institutions

Des acomptes difficiles à garantir.
Agir vite avec l’aide d’un avocat.
La défaillance de Festival ou de ROC soulève des interrogations chez certains spécialistes des groupes. « Prendre des risques quand on a beaucoup d’argent, je peux le comprendre », souligne, amer, Olivier Corbi, responsable de Cap Croisières. Cette agence qui a près de 55 000 euros d’acompte chez Festival et ROC pour des départs en avril et mai se trouve aujourd’hui dans la tourmente. Non seulement, elle ne peut protéger ses clients chez d’autres fournisseurs – ils auraient alors à payer un deuxième acompte sans avoir aucune certitude de récupérer le premier – mais, de plus, elle doit évidemment concentrer une partie de son travail à répondre aux questions de ses quelque 230 clients. Avec cette question en suspens : Comment garantir les acomptes groupes que l’on verse aux tour-opérateurs qui deviennent défaillants ? Difficile, en effet, de demander une caution bancaire à un tour-opérateur alors en bonne santé qui a pignon sur rue. Pour Richard Vainopoulos, président de Tourcom, l’agence de voyages ne doit pas avoir de gênes à demander une garantie. Et de rappeler l’intérêt d’appartenir à un réseau dans ce genre de situation comme d’avoir très vite des « informations juridiques ». En somme, « savoir ce qu’il faut faire ». Dominique Vaucy, président du Conseil professionnel des producteurs de groupes et de voyages spécifiques au sein du Snav, conseille d’ailleurs à toutes les agences de consulter immédiatement un avocat. Et d’agir très vite. L’APS, parfois mise en cause dans ce genre de situation, n’a jamais eu de cesse de rappeler son rôle depuis la garantie totale des fonds déposés : la protection des consommateurs qui ont directement traité avec les adhérents défaillants. Rappelons aussi que la RCP ne couvre que la « faute professionnelle ». Reste qu’en dehors sans doute des outils de communication mis en place par les réseaux, il manque peut-être un outil pour signaler à temps aux distributeurs la défaillance d’un fournisseur. Au risque, il est vrai, de ne lui donner plus aucune chance de survie.

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