En 2017, l’APST a consolidé son fonds de garantie « liquide et exigible » »

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Consolider le fonds de garantie « liquide et exigible » de l’APST était l’une des priorités d’Alix Philipon au moment de son élection à la tête de l’association. Avec 17 276 367 euros fin 2017, elle est parvenue à ses fins mais il n’est pour elle et son équipe de se reposer sur leurs lauriers.

Les exercices 2016 et 2017 ont été deux années record pour l’APST avec respectivement des excédents de 5 233 929 euros et 5 511 400 euros. Plusieurs explications à cela.

Déjà, l’APST a enregistré le nombre de sinistres le plus bas depuis 12 ans, soit 28 défaillances conte 43 en 2016 et 51 en 2015. Alix Philipon, présidente de l’APST, précise que « les autres garants ont augmenté leurs sinistre de 15 (71 à 86). Un bon bilan que l’on peut expliquer aussi par tous les outils que l’APST met à disposition de ses adhérents comme dix services gratuits (juridique, fiscalité…) ou encore l’obligation pour les nouveaux adhérents de participer à des formations sur la gestion.

L’APST, évidemment, se satisfait du retour de « grands comptes » comme TUI, Costa, Syltours ou encore Pierre & Vacances. En 2017, l’association comptait 3508 adhérents, soit 34 de plus qu’en 2016. Il ne s’agit pas de se reposer sur ses lauriers mais lancer en en 2018, « une politique dynamique de recherche de nouveaux adhérents ». Alix Philipon ne cesse de le marteler : « C’est une priorité pour augmenter les recettes et répondre aux ratios de solvabilité souhaitée par les pouvoirs publics contre notre fonds de garantie ». Emmanuel Toromanof, secrétaire général de l’APST, avance des pistes comme « des offres adaptées aux gestionnaires ». Les « petits » adhérents seront sensibles à la baisse de la cotisation fixe qui est maintenant de 1780 euros contre 1900 euros.

Ajoutons, aussi, que la campagne de publicité, « la première depuis 10 ans », diffusée sur BFM TV avant la météo, est aussi un argument que peut mettre l’association en avant pour « se vendre ». Elle va d’ailleurs se poursuivre en 2018 et 2019. Le tout s’inscrit dans une politique globale de communication de l’association qui cherche à mieux communiquer vers ses adhérents, que ce par le biais de son site internet, de ses délégués régions ou via des journées portes ouvertes.

En interne, aussi, des efforts ont été faits avec un contrôle plus poussé des frais et déplacements et la mise en place systématique des appels d’offres.

Transposition de la directive des voyages à forfait : un lobbying qui a porté ses fruits ou presque

Avec le concours d’Alain Verwilghen, secrétaire général de l’Egfatt, association européenne des caisses de garanties, l’APST peut se satisfaire d’avoir atteint trois objectifs au niveau de la transposition de la directive européenne. Déjà, explique Alain Werwilgen, en cas de sinistres, priorité sera donnée à la « garantie en service » même s’il devait avoir une « modification mineure du contrat ». Ensuite, sauf quand il existe une convention cadre entre l’agence de voyages, le voyage d’affaire ne sort pas du champ d’application. Autrement dit, l’avocat qui a l’habitude de réserver son séjour dans son agence de quartier sera protégé. Enfin, les prestations sèches, celles par exemple qui sont délivrées par des offices du tourisme, restent soumises au régime d’immatriculation.

La déception, c’est la responsabilité de plein droit qui est conservée et qui reste une exception française. Pour Alain Verwilgen, s’il devait y avoir des procédures, la Cour de Justice européenne ne devrait pas la retenir mais « cela prendra du temps ». Et, en attendant, cela pourrait entraîner un surcoût des primes RCP.

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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