Grippe aviaire : le gouvernement veut mouiller les TO !

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Des responsables gouvernementaux français ont annoncé lors d’un colloque organisé lundi dernier par le Haut comité français à la défense civile, qu’en cas de pandémie de grippe aviaire les touristes français contaminés par le virus lors d’un voyage à l’étranger ne pourront faire l’objet d’un rapatriement sanitaire et devront être soignés localement pour éviter toute propagation de la maladie.Cette annonce a fait l’effet d’une bombe. Jean-Paul Chantraine, le patron d’Asia, ne cache pas son mécontentement. "Je suis sidéré par le bruit que l’on fait autour de cette affaire. Il n’y a pourtant pas quoi s’affoler. Il y a deux cas en Indonésie et alors ? En disant cela, je ne veux pas minimiser les faits, mais avouez que parler de pandémie, alors que le virus ne se transmet même pas d’homme à homme, ne peut que déclencher un vent de panique." Même son de cloches du côté de René-Marc Chikli, président du Ceto, qui indique que "le gouvernement devrait mieux surveiller sa communication. Surtout après le bide médiatique fait autour du chikungunya". Mais ce qui a surtout irrité les professionnels, c’est cette autre idée émise durant ce colloque : "les grands tours opérateurs actifs dans les régions affectées devraient stocker masques et traitements." "Et puis quoi encore ? À partir du moment ou la destination touchée n’est pas déconseillée par le Quai d’Orsay, ce n’est pas aux entreprises privées d’assumer les responsabilités de l’Etat" poursuit Rachid Temal secrétaire général du Snav. "Je peux comprendre que certaines compagnies aériennes se soient dotées de lots de masques. Mais nous, TO, n’avons aucune obligation d’en fournir" insiste René-Marc Chikli qui n’imagine pas les voyagistes adresser aux clients des carnets de voyages incluant un guide la destination, les billets d’avion, le voucher de l’hôtel… un masque et un vaccin anti-grippe aviaire. "C’est ridicule, autant tout simplement interdire aux gens de voyager !".

Lire aussi notre article complet dans le Quotidien du Tourisme d’aujourd’hui.

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