L’APS soumet au vote le lifting de ses statuts

Institutions

Rémunérer le président pour qu’il se consacre à plein temps à sa mission.
Réévaluer le montant immédiatement mobilisable de l’APS à 650 000 euros.
Les adhérents invités à s’informer jusqu’à mi-mars auprès de l’association.
Lors de la 40e assemblée générale de l’APS, qui se déroulera le 30 mars 2005 au Concorde Lafayette à Paris, une modification des statuts déjà approuvée par les membres du bureau sera soumise en bloc aux adhérents de l’association. D’abord, comme le souligne Bernard Didelot, vice-président de l’APS, il est obligatoire de prendre en compte la simplification de la loi du 13 juillet 1992 afin de n’avoir au sein de l’association que deux familles, les licenciés et les habilités. Ensuite, c’est la proposition la plus spectaculaire : « rémunérer le président ». Olivier Delaire, qui préside l’association, tient à rappeler qu’il le fait « à titre bénévole depuis 25 ans ». Il estime que pour mener à bien sa mission « il est nécessaire de se consacrer à plein temps à l’association ». Et d’ajouter : « On ne peut diriger l’association, et donc en assumer les responsabilités, sur les mêmes bases qu’il y a une dizaine d’années. » Cette rémunération est possible depuis une loi votée en 2003 qui « offre aux associations la possibilité de rémunérer au maximum trois de leurs dirigeants sans remettre en cause leur gestion désintéressée ». Elle ne pourra excéder mensuellement trois fois le plafond Sécurité sociale, soit 7.548 euros bruts. Enfin, « pour tranquilliser des clients d’agences comme certains laboratoires pharmaceutiques », il sera proposé aux adhérents que le montant immédiatement mobilisable de l’association soit réévalué de 457.000 euros à 650.000 euros. De manière plus anecdotique, l’association demande à ses adhérents d’approuver la présence automatique du délégué régional d’Ile-de-France au conseil d’administration. « Cette région représente 55% des licences, souligne Olivier Delaire. On aurait pu y penser avant. » Jusqu’à présent, ce siège revenait en alternance au représentant de l’Ile-de-France et à celui de la région Centre. Les adhérents peuvent envoyer toutes questions et commentaires par e-mail ou par fax « auxquels il sera répondu dans les 48 à 72 heures ». Le site de l’APS sera mis à jour et une série de réunions d’information se tiendra au siège.
La RCP, un dossier prioritaire pour l’association
Olivier Delaire ne cache pas son inquiétude. « Le dossier de la responsabilité civile est aussi important que la suppression des commissions. » Pas de doute, compte tenu de « la jurisprudence et les récentes prises de position de la chancellerie » autour de l’article 23 de la loi du 13 juillet 1992, « les primes vont bientôt être impossibles à honorer ». L’APS va donc travailler à réunir des assureurs tourisme pour voir dans quelle mesure ils pourraient être regroupés dans un « pool permanent » dont l’association serait un membre à part entière. L’APS souligne de plus que « l’action pour limiter l’article 23 aux conventions internationales devrait parallèlement être poursuivie pour que le risque du secteur du tourisme face aux assureurs soit lui aussi proportionnel aux véritables engagements que peuvent décemment tenir les professionnels ». Malgré tous ces dossiers sensibles et « une conjoncture difficile et incertaine », l’APS précise que « le défi lancé en 1997, à savoir 3.000 adhérents en 2007, devrait vraisemblablement être atteint ». Enfin, le contrat avec RTL dans le cadre de l’émission de Julien Courbet « ça peut vous arriver » est toujours d’actualité et une opération d’envergure pour valoriser ce partenariat devrait être organisée lors du prochain Top Résa. Rappelons qu’il s’agit pour l’association d’être présente lors des réclamations des clients « afin d’éviter tout amalgame pour montrer que la profession sait faire face à ses responsabilités ».

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