L’APST ne touchera pas au montant de la garantie financière en 2015

Institutions

Suite à une décision "prise à l'unanimité" de son conseil d'administration mercredi, le montant nominal de la contre-garantie demandé aux adhérents de l'APST en 2014 sera maintenu en 2015. Autrement dit, seules les cotisations vont doubler. Quant aux nouveaux adhérents, leur situation sera étudiée "au cas par cas".Raoul Nabet, président de l'APST, explique avoir pris cette décision après avoir estimé que le risque à supporter en 2015 sera le même que celui supporté en 2014. "C'est une mesure très forte qu'a prise l'APST" a t-il dit. Il estime que la hausse des cotisations permettra à l'association de passer de 8 à 14 millions d'euros de recettes d'ici deux ans. L'APST réfléchit également à la mise en place d'un système de bonus/malus en 2015. Pour les mauvais élèves, il pourrait porter sur une augmentation de la cotisation, une hausse de la garantie, ou davantage de contrôles. Cette batterie de mesures devrait suffire à garantir les risques. Raoul Nabet rappelle en effet que l'APST a du faire face durant les 5 dernières années à une vingtaine de sinistres importants pour un montant de 15,5 millions d'euros. Mais comme les cotisations actuelles ne lui permettent pas de faire face à ces dépenses, l'APST a du "taper dans ses réserves". Depuis 2009, près de 2 millions d'euros ont été ponctionnés dans ces "réserves" estimées à 5 millions d'euros en banque et 35 millions d'euros pour l'immeuble parisien de la rue Carnot. Le président de l'APST explique aussi avoir pris cette décision après avoir "senti une grande angoisse dans la profession". Mais s'il renonce a augmenter la garantie demandée aux adhérents, la hausse des cotisations elle, est inévitable. Sur ses 3.123 adhérents, 2.604 sont à moins de 200.000 euros. Pour eux, la part variable de la cotisation en 2014 (700 euros pour un distributeur, de 800 euros pour un TO et de 900 euros pour un producteur) doublera. A quoi il faut ajouter la cotisation fixe de 700 euros qui est la même pour tout le monde. Il conclut : "2.604 adhérents seront dans ce cas là, alors est-ce ça le tsunami de la profession ? Si ça devait être le tsunami de la profession, ca voudrait dire que 80 à 90% de la profession est chancelante".

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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