La loi de 1992 et les commissions au coeur des débats

Institutions

En Provence, comme ailleurs, les incertitudes sur l’avenir de la profession interpellent les agents de voyages. Plus de 80 d’entre eux ont ainsi participé les 12, 13 et 14 mars dernier à Hammamet à la première convention hors métropole jamais organisée par le Snav Provence. Une réussite pour Nadine Germanetto-Pawlak, leur nouvelle présidente, qui s’était fixé pour objectif de faire le point sur l’évolution réglementaire et économique du secteur et “d’améliorer la communication entre représentants et acteurs de terrain”.
Des débats souvent animés entre agents, partenaires institutionnels et représentants du syndicat – César Balderacchi, président du Snav, était l’invité vedette du samedi – sont ressorties beaucoup d’interrogations, en particulier sur l’évolution de la fameuse loi de 1992. Dans une région Provence très attractive pour quelques francs-tireurs du tourisme ethnique, les questions ont été vives sur le statut futur des associations de tourisme. Concurrents déloyaux pour certains, acteurs inévitables pour d’autres, le contrôle illusoire de leur activité devrait aboutir, selon le Snav, à leur reconnaissance différenciée et à un meilleur encadrement de leur statut.
Même flou concernant la baisse des commissions Air France. Prudent, Jean-Pierre Casnat, directeur régional Provence de la compagnie, n’offrira pas de “scoop” aux agents du Sud-Est, se retranchant derrière la concertation nationale en cours avec le Snav. Quoi qu’il en soit, le “décommissionnement” des agences est inéluctable et aura une incidence sur les résultats des points de vente “billetterie” régionaux.
“Une des solutions pour compenser la baisse des commissions aériennes est de facturer des frais de service sur les forfaits”, avance Véronique Balu, directrice d’Afat Ressources Toulouse. En imaginant que des agences parfaitement adaptées aux nouvelles attentes des consommateurs – plus de service, d’atmosphère, de personnalisation… – pourraient sans peine se prévaloir de ce petit supplément.
“Il y aura 1,6 milliard de touristes en 2020”, rassure pour sa part Michel Messager, de l’APS.
De quoi rentrer sur les rives nord de la Méditerranée la mine un peu plus réjouie…
              

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