Le gouvernement planche sur l’avenir des agences

Institutions

Le Snav et Odit France travaillent à la réalisation d’une étude exhaustive.
Définir une bonne typologie de l’offre existante et analyser les évolutions.
Comprendre les mécanismes qui pousseraient les clients à utiliser les agences.
On le sait : les statistiques et les chiffres font souvent cruellement défaut quand les instances professionnelles doivent aller plaider la cause des agents de voyages devant les pouvoirs publics. On ne peut alors que se réjouir de la décision de Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme – « sur proposition de César Balderacchi, président du Snav » – d’inscrire au comité interministériel sur le tourisme du 23 juillet 2004 la réalisation d’une étude sur l’avenir et l’évolution du secteur professionnel. Selon un communiqué commun aux deux organismes, cette étude sera menée conjointement par le Snav et Odit France (Observation, développement et ingénierie touristiques), le tout nouveau groupement d’intérêt public issu de la fusion de l’Agence française de l’ingénierie touristique (Afit), de l’Observatoire national du tourisme (ONT) et du Service d’études et d’aménagement touristique de la montagne (SEATM). Objectif, comme on le souligne au Snav, « se regarder dans le miroir pour déceler ses failles ». Il s’agit en effet « de définir une bonne typologie de l’offre existante, d’analyser les évolutions constatées depuis 5 ans, de réaliser un diagnostic stratégique sur les facteurs clés d’évolution du marché portant aussi bien sur les technologies maîtrisées, la nature des prestations proposées, le tarif des services au regard de la valeur ajoutée produite ». L’étude devra mettre en évidence les changements de comportements des clients et aboutir à une analyse détaillée pour mieux comprendre les mécanismes qui les pousseraient à mieux utiliser les services d’une agence de voyages. Et ainsi mettre l’accent sur les nouveaux modèles économiques à inventer. Enfin, cette étude aura « également une démarche de benchmarketing européen visant à mieux connaître, dans des pays à consommation touristique similaire, les mouvements opérés qui pourraient inspirer le modèle français, et ouvrir des pistes de savoir-faire intéressants et adaptables ». Les principales conclusions seront présentées à l’occasion de Top Résa 2005.

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