Le gouvernement veut « booster » l’emploi dans le tourisme

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Dans le cadre du conseil interministériel du tourisme qui s’est tenu vendredi à Paris, le gouvernement et les professionnels du tourisme ont décidé la mise en place d’un plan « pour booster » l’emploi et la formation dans le secteur du tourisme.

 

Plusieurs mesures ont été prises notamment en matière d’attractivité des professions et de formation. Ainsi, afin d’améliorer la qualité de vie au travail et « d’attirer de nouveaux talents », quatre syndicats professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration (Umih, GNI, GNC, SNRTC) ont pris plusieurs engagements comme faire progresser la rémunération globale du travail, de promouvoir l’épargne salariale et d’améliorer l’attractivité des métiers.

Il a également été décidé de créer une plateforme unique des métiers du tourisme, afin de mieux se faire rencontrer l’offre et la demande.

Enfin, le comité a décidé la création d’un comité de filière du tourisme pour permettre les parcours de formation dans toutes les branches du secteur . Il a également décidé un plan de mobilisation des groupements d’employeurs pour passer de 40 000 à 60 000 salariés de GE, dont 5 000 dans le tourisme, d’ici 2022.

Objectif : 60 milliards d’euros de recettes touristiques en 2020

Le conseil interministériel du tourisme a aussi réaffirmé son objectif de faire progresser les recettes du tourisme international à 60 milliards d’euros en 2020 (contre 56,2 milliards estimés en 2018) en augmentant la dépense moyenne par touriste. Pour y contribuer, il a prévu un plan « détaxe » pour « renforcer la dynamique qui met la France au cœur des destinations d’achats pour les touristes étrangers ». Concrètement, en 2020, le délai entre la réalisation de l’opération et l’obtention du bordereau passera de 1 jour (actuellement) à 3 jours. De plus, le plafond de remboursement en cash de la détaxe sera augmenté de 1 000 à 3 000€. Enfin, fin 2021, le seuil de détaxe sera abaissé de 175 à 100 €.

Atout France doit baisser de 4 millions d’euros sa masse salariale d’ici 2020

Parmi les autres décisions, le gouvernement a officialisé son intention de réorganiser Atout France. Lui qui cherche à réduire de 10% de la masse salariale de l’État à l’étranger a donc demandé à Atout France de baisser de 4 millions d’euros sa masse salariale d’ici 2020. Afin de poursuivre ses actions de promotion, Atout France devra rechercher des synergies avec Business France, l’ex-Agence française pour les investissements internationaux, chargée notamment d’aider les PME à se développer à l’international.

Le gouvernement considère que ces mesures d’économies visent à « redonner de la marge de manœuvre » à Atout France (sic), pour « lui permettre d’assurer ses missions d’agence de développement touristique et de poursuivre sa dynamique partenariale avec les professionnels publics et privés du tourisme ». Le conseil ajoute : « le nouveau modèle d’entreprise à construire nécessite une réflexion stratégique sur les missions qu’Atout France doit effectuer à l’étranger et depuis le siège, dans un souci d’efficacité, tout en tenant compte des spécificités des marchés émetteurs ».

Rappelons que la nouvelle gouvernance d’Atout France est ainsi composée : Christian Mantéi, président du conseil d’administration et Caroline Leboucher, DG.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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