Nicolas Sarkozy a répondu in extremis aux questions du Snav

Institutions

Trois jours avant le déroulement du premier tour, le candidat de l’UMP s’est fendu d’un courrier destiné à Georges Colson, président du Snav, qui avait envoyé le 23 mars un questionnaire à tous des prétendants à présidence à la République. Il faut préciser que c’est la seule réponse que le syndicat ait reçue. Ce que le Snav "regrette". Extraits.Tourisme réceptif
"L’objectif d’une politique responsable du tourisme consistera à attirer et à fidéliser du mieux possible une clientèle étrangère sans cesse croissance du fait de l’émergence de pays émetteurs de plus en plus nombreux dans le monde (…). Je suis persuadé que compte tenu de ses atouts qui en font déjà aujourd’hui une des toutes premières destinations mondiales, la France a tout à gagner en s’inscrivant avec détermination dans le courant de cette mondialisation au sein de laquelle, elle doit viser la "pôle position (…)".

Agences de voyages et tour-opérateurs
"En ce qui concerne plus précisément les professionnels du voyage que vous représentez et qui constituent une force économique importante pour notre pays, je sais qu’ils sont contraints par la forte concurrence de pays européens éminemment émetteurs de touristes et qui ne prescrivent pas les mêmes règles fiscales et de protection des voyageurs. Je mettrai ces sujets à l’ordre du jour des travaux du gouvernement, d’une part en les portant au niveau des instances européennes, d’autre part en les traitant en relation avec vous et avec les chefs d’entreprise que me propose notre commission du tourisme. C’est à ce niveau, je pense, que devra être abordée la question du régime d’autorisation qui, c’est vrai, en l’état actuel, crée des distorsions d’exercice entre les voyagistes et d’autres professions ou organismes susceptibles d’intégrer à moindre contrainte les voyages dans leurs prestations (…)".

Ministère du Tourisme
(…) "Je ne crois indispensable la mise en place d’un ministère du tourisme à part entière. De même, je ne pense pas que le déléguer sous l’autorité d’un seul autre ministère, fut-il celui de l’Economie, et des Finances, de l’Industrie, du Commerce extérieur ou de la Culture, comme certains le proposent, soit un bon service à rendre à l’industrie et à l’économie touristique qui ont besoin des missions de tant d’autres ministères pour s’épanouir. A ces titres, il me semble que la proposition faite par notre Commission du tourisme de remplacer le ministère du Tourisme par une "Délégation interministérielle à l’organisation et à la compétitivité du tourisme", placée sous l’autorité d’une haute personnalité à rang de ministre, lui-même délégué auprès du Premier ministre, serait une solution pertinente. Elle permettrait d’accorder plus de moyens humains et financiers aux secteurs du tourisme et de les faire bénéficier d’une proche attention et du soutien du Premier ministre lui-même" (…)..

Publié par La Rédaction

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