Norme NDC : Pour Philippe Chérèque (American Express GBT), « les GDS et réseaux doivent discuter ensemble »

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A l’occasion du Forum du Seto, Philippe Chérèque, président d’American Express GBT et l’un des fondateurs d’Amadeus, a donné un éclairage sur l’évolution du mode de distribution de l’offre aérienne.

« Les GDS ne se sont pas réveillés à temps! » Pour Philippe Chérèque, président d’American Express GBT, les compagnies aériennes ont, depuis la crise financière de 2008, cherché des solutions pour faire des économies. L’une d’entre elles consiste à aller chercher le client directement en évitant ainsi de payer les GDS « qui ne se sont pas réveillés à temps ». Pour le responsable, « sans cette menace, ils n’auraient pas bougé ».

Résultat, aujourd’hui, les agences qui utilisent les GDS pour réserver des segments Lufthansa doivent s’acquitter d’une surcharge tandis qu’Air France et IAG ont accepté « un moratoire ».

Philippe Chérèque souligne néanmoins que les GDS ont les clés. A l’exception, peut être, de quelques OTA, ils sont en effet les seuls à avoir les moyens d’agréger les contenus de toutes les compagnies aériennes tout en leur permettant de vendre des produits personnalisés. Il insiste, « seuls les GDS pourront régler les problèmes techniques des réseaux » qui « sont pris en otage ». Il faut que « les GDS et les réseaux discutent ensemble ».

Ensuite, dès lors que le contenu sera agrégé par les GDS, la surcharge disparaitra. En France, par exemple, depuis la mise en place de cette surcharge par Lufthansa, les réservations ont sensiblement baissé, « un nombre à deux chiffres ».

Conclusion : les Seto et les EDV ont tout intérêt à travailler « avec les GDS pour trouver une solution » et, aussi, travailler sur le côté juridique dans la mesure où « les compagnies aériennes se réunissent régulièrement au sein de Iata pour voir comment imposer un moyen de distribution discriminant ».

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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