Philippe Demonchy : « Je ne suis pas un menteur »

Institutions

Un document tend à prouver que les jeux étaient faits sans Philippe Demonchy.
9 administrateurs auraient tout décidé avant le fameux conseil du 7 février.
Gilbert Vairon, qui ne se représente pas au conseil, aurait dirigé la séance.
Mardi 1er mars dernier, Philippe Demonchy présidait son dernier conseil d’administration dans une ambiance forcément délétère. Amer, “après avoir présidé 300 conseils d’administration”, il ne comprend toujours pas les raisons qui ont poussé huit administrateurs à mettre fin brutalement à sa carrière. Surtout, il ne supporte pas qu’il soit qualifié de “menteur” par le biais d’un communiqué interne du conseil d’administration où il est précisé que Philippe Demonchy avait été présent lors de “la réunion qui s’est tenue le 7 février [veille du conseil d’administration] de 19 h 30 à minuit”. Selon un e-mail que nous nous sommes procuré, il semblerait que les administrateurs “frondeurs” se soient réunis à 15 heures ce jour-là, le jeudi 7 février, sans qu’Olivier Delaire ou Philippe Demonchy ne soient présents. Dans ce document écrit, on comprend qu’un administrateur a pris l’initiative de réunir les membres du conseil (sans en parler aux deux précités) pour décider en amont du déroulement du vote portant sur les “modalités d’élection du prochain président”. Le texte de l’e-mail se poursuit : “A l’issue de chaque question, le président de séance pourra proposer le texte d’une résolution ou d’un élément d’une résolution. Chaque résolution fera l’objet d’un vote qui sera considéré par tous les participants comme étant acquis pour le lendemain à condition que ce vote ait obtenu la majorité des administrateurs présents ou absents confondus”. A l’heure où nous écrivons ces lignes, en dehors de Philippe Demonchy, nous n’avions pas pu joindre des membres du conseil d’administration qui auraient pu infirmer ou confirmer la façon dont les choses se sont passées.
« On ne peut pas gommer 35 ans de bons et loyaux services »
Jean Missistrano (Dausmenil Voyages)
« Le conseil d’administration a peut-être eu raison sur le fond mais la forme est brutale. Nous demandons des explications, on ne peut pas gommer 35 ans de bons et loyaux services. Refuser une assemblée générale extraordinaire, c’est comme si le conseil n’avait finalement rien à reprocher à Philippe Demonchy. Nous fonctionnons en coopérative, il faut que l’on en parle ensemble. Et, dans la vie, il faut un peu de décence. Les membres du conseil d’administration auraient pu mettre le holà avant, ils n’ont jamais rien dit. »
Reda Akdache (Flandre Avenue Voyages)
« Philippe Demonchy n’est pas n’importe qui. C’est grâce à lui que tout le monde est là, il faut maintenant laver le linge sale en famille. Le tout dans un souci d’apaisement, il ne s’agit pas de créer des conflits mais bien d’avoir des explications. Je suis candidat pour siéger dans le prochain conseil d’administration. »
Raoul Nabet (Voyages 31)
« Etait-ce le moment choisi ? Etait-ce la façon de faire ? L’Alliance, on le disait à l’époque, c’était le mariage de la carpe et du lapin. C’est aujourd’hui le meilleur groupement d’Europe. C’est une mayonnaise qui a vraiment pris. Philippe Demonchy est un homme de stratégie qui a su dessiner le futur. C’est lui qui a vu l’Alliance. Dans le contexte actuel, toutes les forces sont bonnes à prendre. D’évidence, avant le passage à la commission zéro, ce n’était pas le combat prioritaire. Pourquoi avoir provoqué ce débat à un moment aussi critique ? Cela mérite autre chose qu’un seul débat entre administrateurs. Ils seront obligés de faire avec les « rameurs » si la mobilisation est au rendez-vous lors de l’assemblée générale. Philippe Demonchy avait annoncé son départ de la présidence de Selectour lors du dernier congrès. Il n’a fait que tenir parole. »

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *