Réforme de la loi : « la valeur des fonds de commerce est foutue »

Institutions

S’il y en a bien une qui est très inquiète de la réforme en marche de la loi du 13 juillet 1992, qui élargit implicitement le champ d’action des offices du tourisme et des palais des congrès, c’est Adriana Michella, présidente du Cediv. « C’est la chronique d’une mort annoncée », martèle-t-elle. « La valeur des fonds de commerce est foutue, nous nous activons pour trouver un vice de forme. » Et elle s’interroge : « Pourquoi ne pas demander une licence d’autocariste pour pouvoir vendre du voyage ? » De fait, on est en droit de se poser cette question : « Quel est l’intérêt de rester agent de voyages ? » A partir du moment où tous les habilités sont à même de vendre du voyage, elle estime que le débat autour de l’article 23 et de la protection du consommateur est caduc. Elle pense aussi que le gouvernement n’a pas pris la mesure de toutes les implications fiscales de cette réforme. « Il coupe la branche sur laquelle il est assis. » Rappelons que dans une lettre adressée à ses adhérents, Philippe Augier, président de France Congrès, s’est félicité de cette réforme. « Son contenu permettra dorénavant à certains organismes professionnels, tels les centres de congrès, de pouvoir se livrer en qualité de personnes morales et à l’occasion de leur activité de services à la vente de certaines prestations dont ils ne sont pas directement producteurs. » Bref, pour Adriana Minchella, les agences ne doivent pas baisser la garde et rester mobilisées pour contrer la réforme de la loi qui, si elle était validée en l’état, pourrait entraîner des conséquences plus dramatiques que la suppression des commissions.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *