Snav / APS : AG sous influence

Institutions

Les présidents veulent rester dans le cadre d’une assemblée générale.
Cesar Balderacchi devrait toutefois prononcer un discours politique.
Et aller bien au-delà de la polémique actuelle autour des associations.
La polémique autour de la réforme de la loi du 13 juillet 1992 et de l’octroi de la licence aux associations s’invitera-t-elle lors des assemblées générales de l’APS et du Snav qui se tiendront, demain, mercredi 24 mars, à l’hôtel Concorde-La Fayette à Paris ? Rien n’est moins sûr tant les règles qui régissent les assemblées générales n’offrent guère la possibilité de débattre. En somme, comme on le souligne au Snav, “ce n’est ni le lieu ni le moment”. Cesar Balderacchi, président du Snav, précise d’emblée : “On ne fait pas la loi entre Bastille et République. Qu’on ne compte pas sur moi pour polémiquer !” Olivier Delaire, président de l’APS, semble lui aussi dans les mêmes dispositions même s’il ne peut exclure quelques interventions de la salle sur le sujet. Rapport moral, rapport financier, élections pour l’APS devraient rythmer comme à l’accoutumée les assemblées générales des deux organisations. Il n’empêche que les présidents respectifs ne devraient pas faire l’économie d’un discours politique. Cesar Balderrachi ne se focalisera pas sur le débat qui divise actuellement une profession même s’il devrait défendre l’octroi d’une licence aux associations comme un nouvel outil afin de lutter contre le paracommercialisme. Il rappellera probablement son souhait de voir corriger l’article 23 qui concerne la responsabilité de l’agent de voyages, “un dossier crucial pour l’avenir de notre industrie” et sa volonté de régler ses ventes via Internet. Sortir de l’assiette de calcul de la garantie financière la billetterie sèche comme le prévoit la directive européenne “pour faire baisser les charges des entreprises” est un autre des combats actuels du Snav. Bien entendu, les relations avec les fournisseurs ne seront pas occultées : les relations du Snav avec Air France seront évoquées dans la perspective du contrat entre les deux parties qui prend fin le 1er janvier 2006 tout comme le conflit qui oppose actuellement le syndicat à la SNCF à propos des facilités de circulation.
Difficile de débattre dans le cadre d’une AG
Nombre d’agences de voyages qui ont répondu aux questionnaires envoyés par l’APS et Tourcom pour marquer leur désapprobation à l’octroi d’une licence aux associations ne pourront se déplacer aux assemblées générales du Snav et de l’APS. Et ceux qui seront présents hésiteront probablement à évoquer le sujet par peur d’être “catalogué” ou d’être considéré comme un “empêcheur de tourner en rond”. Et cela même s’ils avouent très facilement avoir déjà été confrontés au para-commercialisme de la part d’offices de tourisme ou d’associations qui bénéficient souvent “d’un a priori positif auprès du grand public”. Ils pourront probablement compter sur celui qui a créé un collectif pour s’opposer à la réforme. Richard Vainopoulos, président de Tourcom, devrait essayer de s’exprimer pendant l’assemblée générale du Snav. D’autres, comme Nicolas Julien (Locomotiv), qui sera présent lors de cette journée, semble satisfait que des débats s’ouvrent aujourd’hui même s’il émet quelques regrets : que toutes les préoccupations actuelles des agences de voyages, en particulier celui autour des rémunérations, soient tardivement prises en compte “alors que le TGV est déjà lancé à 350 km/h”.

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